Posté le 04.02.2008 par lesableausablier
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4
Vous pianotez avec langueur
Vous semblez triste assurément
C’est peut-être chagrin de cœur
Qui vous fait cet air indolent
Mais cela serait étonnant
Vous avez tant d’adorateurs
Que c’en serait hallucinant
De vous savoir peines au cœur
Vous tapotez discrètement
Vos pâles mains ont des lenteurs
A faire s’arrêter le temps
A faire pâtir tous vos amants
Posté le 04.02.2008 par lesableausablier
Les censeurs (essai)
A Malherbe Qui officialisa la censure.
A Sainte Beuve
Et à leurs descendants.
I
Le monde a de ces malappris
Dont la pensée de faux ascète
Et le sourire de prophète
Crucifient tout de leurs avis.
Ce sont les censeurs. Ils décident
D’un trait d’humeur d’offrir la gloire
Que le temps vigilant oxyde
Aux élus que vomit l’histoire.
Ou d’un coup de lame assassin
De livrer à la flétrissure
Ceux qui n’ont pas donné dessein
A leurs saumâtres salissures
Tes forfaits ô censeur morose
Peuvent conduire à la folie
A les citer tous de l’ennui
On risquerait une overdose.
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Posté le 18.12.2007 par lesableausablier
....
Les bêtes sont des essais
L'homme est une erreur
Posté le 16.12.2007 par lesableausablier
Ils furent jeunes, ils furent beaux.
Ils eurent plus que du talent
La vie leur faisait des cadeaux
Qu’ils prirent comme les enfants.
Tout leur était dû, il fallait
Des lits de roses sous leurs pieds.
Ils n’étaient jamais satisfaits
De ce génie lourd à porter.
Ils n’ont pas vécu plus que d’autres!
Qu’on soit mauvais ou bon apôtre
On est tenu au sort commun.
Dans leur tombeau de marbre fin
Ils ne sont pas meilleurs défunts
Qui d’eux aujourd’hui se souvient ?
Posté le 16.12.2007 par lesableausablier
Avec rimes et raison
Ce soir malgré un ciel chargé
Nous souvenant des temps anciens
Oublions maîtresse et bon vin
Embarquons pour ce lieu sacré
Où la poésie cuit son pain
Laissons les folles chevauchées
A de plus grands contemporains
Portons-nous à d’anciens festins
Abandonnons le bon marché
A l’encrier des philistins
Sodome adieu adieu Gomorrhe
Adieu pays hospitaliers
De la vaine facilité
Où l’esprit libéré du mors
Sème ses maigres graminées
Comme Ulysse Que la sirène
Attire impitoyablement
Par ses concerts éblouissants
Vers les geôles de la géhenne
Où s’entassent les ossements
Lions-nous au mât de misaine
A notre façon résistons
Les parfums de la fenaison
Du printemps valent les fredaines
Et les confuses floraisons
Mettons des rimes si voulons
La poésie a cent visages
Peut-être aucun et c’est sage
D’ignorer le qu’en dira-t-on
Des loups rôdant au voisinage.
Posté le 16.12.2007 par lesableausablier
Phénix
L’amour à l’inégal parfum
Aux couleurs indéfinissable
Cache sa tête dans le sable
Si on lui annonce un défunt
Eros n’y peut qui le malmène
Ni cupidon loustic charmant
Il restera ainsi longtemps
Sous l’emprise de la Géhenne
Mais lorsque sonnera le glas
Qu’iront dans la fosse commune
Les amoureuses une à une
Dormir sous l'effroyable drap
Quand plus rien ne subsistera
Qui pourrait rallumer la flamme
Que les cendres d’icelles charme
Les pays glacés de l’effroi
Phénix aux ailes d’archange
Aux hommes qui n’y croiront pas
Tout juste pour donner le change
De ses cendres il renaîtra.
Posté le 16.12.2007 par lesableausablier
L'automne en août ? Dérision.
Vous vous trompâtes de saison
Ici rien encor n'est d'automne
La vague friponne moutonne
Les mélusines autochtones
Jouent de leurs charmes sans violon
Pour le plaisir des apollons.
L'été de tous ses feux bouillonne.
Vous eûtes d'étranges visions
Là-bas vers Saint-Pol-de-Léon.
Subodorer que le chardon,
Le cher chardon des ânes doux
Ayant connu fleur et bouton
Vanne son grain, et que le houx
Rougit comme un vieux céladon
A l'approche d'un frais jupon
Vous m'étonnâtes le tréfonds
A bâtir des igloos en août
Par là, vers Saint-Pol-de-Léon.
Ondée utile à la colombe,
Un nuage bêle et se fond
Aussitôt c'est la floraison
Des parapluies. La pamoison.
La course folle en catacombes
Déjà l'été creuse sa tombe.
Vous inventâtes un jeu fripon
L'art de se tromper de saison
Là-bas vers Saint-Pol-de-Léon.
Suspecter d'erreur la nature
Vous vous y complûtes deux fois.
Un geai se tait dans la ramure
Et vous, naïvement Pantois,
Clamâtes fort : ô forfaiture
Les cieux de l'été dézazurent
Adieu roses et réséda
Vous enterrâtes la saison
Par là vers Saint-Pol-de-Léon.
Fi donc ! Sifflent dans les ormeaux
Les orchestres de chalumeaux.
Qui donc est-il ce trublion ?
Il Gâche toutes nos chansons
Rameute badauds et badaudes
Sème à vif la billebaude
Pour un faux deuil de papillon.
Vous semâtes la confusion
Là-bas vers Saint-Pol-de-Léon.
Lectrice, lecteurs (s'il en est)
Vous me traitâtes de baudet
(Et vous eûtes vraiment raison)
.D'avoir voulu vous mystifier
En criant à tous les échos
Que l'automne était arrivé
Là-bas vers Saint-Pol-de-Léon.
Posté le 16.12.2007 par lesableausablier
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S'il te plaît dessine-moi un mouton
Les petits chefs qui se croient chefs.
(Poème au 2ème degré)
Et l'on égorgea le mouton
En 1984
Un peu sur l'air des lampions
En 1984*
...
Sur cette garrigue de pierres
Bélez bêlez gentils moutons
Dites que l'herbe est sans chardon
Qu'elle est à vos panses légère.
Et vous les loups limez vos dents
Supportez cet oeil militaire
De la vigilance guerrière
Elle est de l'ordre le garant
Pas question de se relâcher
Le troupeau de Panurge doit
D'une voix unique bêler
En cadence et au pas d'oie**
Celui-là est bon à saigner"
Il n'est pas de notre lignée.
*Roman connu
**rythme entendu
Posté le 16.12.2007 par lesableausablier
Crachons aussi sur la censure
Sur le dictat qu'on ne voit pas
Les coups fourrés des dictatures
Qui prétendent faire la loi.
Car il faut faire ce constat
Qu'il s'agit insidieusement
De s'approprier un état
sans aucun souci de la loi
ô poésie tu es l'enjeu
Non pardon tu es la victime
De cet étonnant coup vicieux
Et si tu as mauvaise mine
C'est que tout avec rien rime
Dans tes nouvelles usines
Posté le 13.12.2007 par lesableausablier
Arbres...
Il ne nous reste plus qu'une façon de vivre
Dit l'arbre voyageant à l'ombre des nuées
Car nous avons laissé nos feuillages en consigne
sur la terre que Dieu donna à nos racines
la forêt désormais trop froide à nos silences
se passera de nous comme de nos saisons
La neige ou la pluie vers l'aval accompagnent
les nids abandonnés où l'oisillon vola
Sur la vague du soir dans les prairies funestes
nous camperons en rond pareils à des indiens
et ceux qui passeront entendront nos musiques
célébrer l'astre d'or du nocturne moment
Ayant tout épuisé des sèves et des nectars
Délaissant les abeilles en leur pollennement
Vers les cimes blanchies que l'aigle déchiquette
Nous irons en fumée apaiser nos tourments