Créer un blog Présentation

Nom du blog :
lesableausablier
Description du blog :
Tous les poèmes de ce blog sont de ma plume. J'essaie d'être lisible. Bonne lecture. SMR
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
19.04.2006
Dernière mise à jour :
02.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or lesableausablier
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· On est le lieu où l'on grandit
· J'ai perdu mon temps
· Le baiser dérobé
· Après une promenade au père Lachaise
· Les chaussettes rouges
· Ode aux sapins de Noël
· PETIT AIR BAROQUE
· MANON DE PROVENCE
· La nonne
· Se résigner peut-être

Statistiques



Ajoutez aux favoris 20 derniers commentaires

***
28.04.2008
attente
18.04.2008
Félicitations!
17.04.2008
l'attendue
15.04.2008
super
15.04.2008
j'ai aimé ton poéme
11.04.2008
bonjour
01.04.2008
pouet pouet
21.03.2008
très joli
12.03.2008
***
26.02.2008
salut
20.02.2008
www.EcrireSonLivre.com
19.02.2008
bsr
10.02.2008
très bon
07.02.2008
joli
25.01.2008
top
27.12.2007
savoir plus
21.12.2007
Très
30.11.2007
Bonjour
18.11.2007
.
31.10.2007
RSS

Blogs 18 à découvrir :

· litterature
· lescritiqueslitterairesdequentinclement
· gifanime
· robertcrais
· bloghardi
· histoirescourtes
· aldaria02
· feuilleton
· monsieurthibo
· meslesctures

Clin d'oeil à Arthur Rimbaud-Les nouvelles réparties de Nina.614-122-08

Clin d'oeil à Arthur Rimbaud-Les nouvelles réparties de Nina.614-122-08

Posté le 29.04.2008 par lesableausablier
Les nouvelles réparties de Nina

Nouvelle version.(strophes retrouvées d’Arthur Rimbaud)
Voir la pléiade : Œuvres complètes-

Quand la lune sur le pays
Ouvre son œil
Et que sa lèvre épanouie
Broute au cerfeuil,

Quand à pas lents vers l’abreuvoir
Les vaches vont
Baiser du mufle le miroir
Du flot profond,


Quand le paysan après boire
Roule au sillon
Pour un sommeil expiatoire
Sur le gazon,

Quand les maisons claquent les portes
Et les volets
Sur des brouets qui réconfortent
Maître et valets,

Quand s’affalent sur l’établi
Las, mais contents
Les copeaux blonds et les outils
De l’artisan,

Dans la paix du soir étendue
Comme un velours
Sur les toits d’ardoises, les rues
Et leurs faubourgs.

Quand coassent au bord des mares
Les crapauds laids,
Main dans la main par le hasard
Bon des guérets

Nous irions goûter le nectar
Doux des prairies
Que déversent à pleines jarres
Les myosotis,

Main dans la main par les brouillards
Discrets, discrets…
Quand le soleil éteint son phare
Dans les genêts…

Tu respirerais le bon air
Du soir déclos…
ça te laverait des poussières
De ton bureau.

Je mettrais à ta boutonnière,
Etincelant
Cueilli au tapis des jachères
Un bouquet blanc

Et tu fermerais ta paupière
En le humant
Avec ta grâce singulière
Comme priant

L’oiseau dans son nid de broussaille
Chanterait haut
Emu, je te prendrais la taille
Si fin cerceau

Comme cela pour recueillir
Sans intention
De ton corps les secrets désirs
Les doux poisons

Les lucioles guideraient
Ton pas légers
Mon haleine te soufflerait
Des vers aimés

Tu sourirais disant comment
A chaque mot
Je suivrais l’éclat de tes dents
Rire à propos

Nous serions seul. Le rossignol
Sur un sommet
Userait de son chant frivole
Oh gai, si gai…

Main dans la main nous marcherions
Heureux et libres
En nous nourrissant les poumons
Mâchant des fibres

De ces graminées au long col
Au goût sucré
Dont le nom, des maîtres d’école
Est oublié.

Miel généreux de ces moments
Que j’imagine
Presque effrayé presque tremblant
Quand ta poitrine

Sur ma poitrine se posant
O ces délires !
S’affolerait, papillon blanc
Croyant mourir

Qui m’emporterait à souffrir
De rêver trop
De l’encens de l’or de la myrrhe
De l’avenir

L’étoile polaire là-haut
Nous guiderait
Vers des cheminements nouveaux
Que l’on suivrait

Mais sans s’égarer-En y semant
Comme il se doit
De nos baisers les cailloux blancs
Ici et là

Nous ferions un herbier de chants,
De fleurs aussi
Cueillies sur les orées des champs
Et de la nuit

Il me serait bon de te dire
La flache sombre
Où parfois l’on entend gémir
L’ombre de l’ombre

Ce serait sec comme un vin blanc
Comme un aveu
Ton pas à mon pas accordant
Ses sentiments

Ça ferait un duo d’amour
Déjà déjà
Ces pierrailles roulant autour
Innocemment,

Nous nous pencherions sur les sources
Mais sans y boire
Ivre de l’effort de la course
Pour nous y voir.

L’abeille autour bourdonnerait
Dans l’air léger
Mais vif, et tu frissonnerais
Voulant rentrer ;

Je te serrerais dans mes bras
(Instant béni)
Tout se tairait au fond des bois
A l’infini.

Après après ayant trop bu
De tes parfums
Je verrai les anges des nues
Comme on les peint

Sur les murs froids des abbayes
A tes genoux
Demander pardon comme prient
Les dieux vaudous

J’écouterais battre mon cœur
A l’unisson
De l’univers ô ces ardeurs
Montant des fonds

Puis nous rentrerions Il faut bien
Raison garder
Que le bonheur ait une fin
Pour exister

Je regretterais d’avoir tu
Les mots secrets
De n’avoir pas hurlé aux nues
Que je t’aimais

Ayant si peur que tu te fâches
Grondant très haut
« Demain je dois être à la tâche
A mon bureau ».



:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre message : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus