Créer un blog Présentation

Nom du blog :
lesableausablier
Description du blog :
Poésie au quotidien . Evidence des poèmes comme des cailloux sur la route de la vie
Catégorie :
Blog Images pour blog
Date de création :
19.04.2006
Dernière mise à jour :
17.08.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<

Navigation

Accueil
Livre d'or lesableausablier
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· On est le lieu où l'on grandit
· J'ai perdu mon temps
· Le baiser dérobé
· Après une promenade au père Lachaise
· Les chaussettes rouges
· Ode aux sapins de Noël
· PETIT AIR BAROQUE
· MANON DE PROVENCE
· La nonne
· Se résigner peut-être

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

Bonjour
19.07.2008
***
28.04.2008
attente
18.04.2008
Félicitations!
17.04.2008
l'attendue
15.04.2008
super
15.04.2008
j'ai aimé ton poéme
11.04.2008
bonjour
01.04.2008
pouet pouet
21.03.2008
très joli
12.03.2008
***
26.02.2008
salut
20.02.2008
bsr
10.02.2008
très bon
07.02.2008
joli
25.01.2008
top
27.12.2007
savoir plus
21.12.2007
Très
30.11.2007
Bonjour
18.11.2007
vous voulez pas couper les cordes?
07.10.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· cilou1967
· dreamsunivers
· labecane09
· cooperationmangasnet
· mescreations
· loisirscreatifs
· poetic
· belleschoses
· alcatrazpaintball
· shadowgirl

Le poète

Posté le 02.03.2007 par lesableausablier

Le Poète

Il porte en lui le poids du monde
L'âge des saisons disparues
La matière qui s'inféconde
Autour d'un gibet sans pendus

Il est la clef dans la serrure
Le portail qu'il faudra pousser
Pour qu'après la mort, perdurent
Quelques bribes d'éternité.

Dieu propose et l'homme dispose
Ou le contraire si vos voulez.
Entre les deux, il est la rose
Qui croît au vent sur un rocher.

Il est le baiser des tempêtes.
Le juron des marins perdus
Dans un triomphe d'eau muette
Hantée de navires têtus.

Il est sur l'angle de l'équerre,
Le trait furtif en pointillés
Sur lequel la danseuse expire
A pas de deux pour l'envolée.

Dans le nid que le vent balance,
Il est l'aquilon agressé
qui se sait soumis à la danse
des calmes plats démesurés.

Dire que de lui on se passe
n'est qu'une contre-vérité.
Chaque goutte d'eau qui tracasse
Est une larme qu'il va sécher.

Il est la main tenant la plume
qui dans l'encre violette cueille
L'a saveur poivrée de no rhumes,
De nos genoux écorchés.

Il est au clocher la cloche
Qui ne sonne qu'à l'occasion,
Quand la destinée de sa poche
Sort quelque crucifixion.

Il porte en lui le poids du monde,
Et dans le secret de ses mots
Les eaux de la liberté grondent
Qui jailliront de son chapeau.



--

Avec modération

Posté le 02.03.2007 par lesableausablier
L'ivrogne

Quinque… cigale. Estabournir..assommer, abrutir.

Je bois! ça donne des vertiges
Ça me permet d' penser à rien;
D'oublier un peu les litiges
Que l'on se crée entre voisins.

Je bois aussi par habitude.
Faut le dire: quelquefois c'est bon,
Cette contrefaçon un peu rude
De suçoter le litron.

Je bois sans soif, sans plaisir,
Ouais! Simplement pour m'occuper.
Je sais, ça va m'anéantir.
L'alcool, il siphonn’ la santé.

Chaque jour défilent à la télé,
Des réclames pour nous prévenir
Qu'il faut s'arrêter d' consommer,
D'à journées complètes se noircir.

Moi, je veux bien, mais tous ensemble!
Qu'il n'y ait point quelques malins
Pour galoper lorsque c'est d'amble
Que se vittel-menthe le train.

J'suis pas allé bien à l'école.
Il m'a fallu très tôt bosser?
Recevoir mes notes à coups d' grolles
Quand je fautais dans les dictées.

Mais ça m'empêch’ pas de me dire:
Si l'alcool il est si mauvais,
Pourquoi qu'on s'arrête pas de fourbir
Des ahocés à prix cassés.

Faut pas boire, mais faut consommer!
La gnole se tévéatise
Du côté d' l' impôt à payer,
La dégustation est permise.

Que l'on cesse d' estabournir
Les têtus d' la consommation
De constamment les assaillir
En augmentant l' prix du litron.

Qu'ils viennent s'asseoir autour d' la table,
Qu'on discute entre hommes et crénon!
Qu'ils se débouchonnent les notables;
Qu'ils dévignoblent leur cruchon.

La vérité est dans le vin.
Elle sort du verre que l'on boit.
S'il est question de pots de vin,
Chacun sur sa table y a droit.

Pourquoi qu'ils célèbrent au champagne
La malvenue d' leur élection
Et qu'ils habitent à Aubagne
Pour le rosé frais au bedon.

Et qu'il nous faudrait au coka
Dieu! Accompagner nos agapes!
Crier tristement vive le roi
En jetant l' boisson sous la nappe.

La montagne, chante Ferrat, est belle.
Mais ce qui fait cuver cent ans,
C'est surtout le jus de la treille
Qui se savoure au bord du champ.

La vigne est le sang de la terre.
Le vin, la plus saine des boissons.
Ils sont eux aussi dans la bière
Ceux qu'ont pas tâté au Gigon… (as)

Je coupe là ces discutions.
Réfléchir, Vraiment ça altère.
Je profite de l'occasion
Pour remplir et vider mon verre

Avec Baudelaire et Verlaine,
Avec Dimey, avec Ponchon
Qu'étaient des sages à déraison
De laisser aux autres la verveine.

Je lève mon drink et je trinque
Avec beaucoup d'modération
En écoutant le chant des quinques
Dans l'olivier de ma raison

Sous lequel heureux, je médite
Assis face à cet horizon
Planté de vignes qui invitent
A de prometteuse libations.

Myosotis

Posté le 02.03.2007 par lesableausablier
Myosotis

Je n'ai pas suivi de notice
Mais j'ai cueilli à ma façon
Au bord de mai ce myosotis
Oh, Dieu du ciel que c'était bon!

Il suffit d'un brin de malice,
D'un poème d'Alain Souchon
Pour que s'amorcent les prémices
D'une tendre conversation.

Les mots souvent sont les épices
Qui transforment les myrmidons
Et les portent au box office
De la plus douce des chansons.

"Je puis mourir sur ce caprice,
Tellement tu y mis le ton,"
Me dit-elle dans la coulisse,
A l'instant de la conclusion.

Elle s'appelait Amaryllis
Ou peut-être je pense Sydon?
Mais à jamais Myosotis
Restera dans mon cœur son nom!
SMr

J'écris...

Posté le 28.02.2007 par lesableausablier
J'écris

J'écris, dans mes landes mouvantes,
Des mots d'azur aux ombres dus
Que liront des yeux inconnus
Comme on écorce les amandes
Au bord des champs de pierres nues
Au pays béni des lavandes.

J'écris, sur mes seuils assombris,
Des poèmes vêtus de cendres
Parés comme le vent des Flandres
Des années cueillies sous le gui
A l'heure fanée des décembres
Au pays des gagne-petit.

J'écris dans mes cahiers d'azur
Pour me donner bonne conscience
Des mots où saigne la malchance
Des poèmes de peu d'aventures
Ecrits avec le sang des mûres
Sur les ruines du convenu

J'écris, du bout de mes doigts morts,
Des textes d'amour dont l'ambre

Nuage la Lune qui cambre
Sa tête rousse sur le port
Où patiente la barque des morts
Que je veuille bien y descendre.

J'écris, j'écris sans plus y croire
Ce que je vois, ce que je sens!
Cette pureté qu'en passant
Alors que j'étais venu boire
M'a offert l'ondin du torrent
Du geste large du donnant.

J'écris comme on cueille aux collines
Les croyant tous bons, les fruits mûrs,
Qu'offre, aux mains simples, la nature
En ce soleil qui se tartine
du souvenir des confitures.
Sur ses galettes de pain dur.

J'écris sur mes champs de lavandes
Des lettres par l'insecte armées
Qui s'embarbouillent de l'été
Pour l'hiver conter ses légendes
A des enfants émerveillés
Devant l'âtre que les bûchent hantent.

J'écris, je dis ma solitude,
Mon pain de seigle, mon froment
Mes petites joies de passant
Qui a pris dans ses habitudes
Celle d'être soi cent pour cent
A la bourse de la quiétude.

J'écris sur la page du monde
Comme dans le ciel l'oiseau bleu
Des chansonnettes qu'au pipeau
Reprendront les flots impartiaux
Enfin, peut-être si Dieu veut
Qui ne demande rien à personne

J'écris au bord de mon champ vide
Avec l'eau pure des baptêmes
Graine héraldique que je sème
Conscient de l'âge et des rides
Chaque jour mon dernier poème
Celui qui de fin n'aura pas

Chaque jour quand l'aube s'allume
Alors qu'au four chante le pain
Qu'aboie un chien dans les lointains
Que sur les champs d'avoine fume
La douce brume du matin
Et que chante le coq serein,

Je le pousse dans son sillon
Pour qu'il y soit bien à son aise
Je le recouvre de ma glaise
Lui soliloque mes raisons
De porter mon ultime braise
Au pays des germinations.

Puis je le laisse à son oubli.
Le quotidien aussi réclame.
Alors, alors pas d'état d'âme,
C'est bon quand le jour s'ensoleille
D'aimer la vie neuve au matin
De s'en embarbouiller l'oreille

Puis je m'en vais à d'autres tâches,
A d'autres raisons d'exister
S'il faut aussi tout confesser
Je l'oublie, c'est dit je l'oublie
Car m'en éloigne, m'en détache
Chaque jour et c'est bien ainsi
Chaque jour qui commence ainsi
SMR

Varium et mutabile

Posté le 28.02.2007 par lesableausablier
Varium et mutabile

Tempus edax rerum

PRO MEMORIA


Les belles missives anciennes
rédigées à l'encre de chine
Etaient de bonnes comédiennes
qui savaient faire la courbéchine
Chaque mot en était pesé
chemin de croix mal nécessaire
Mille brouillons les précédaient
avant d'aller au partenaire

Droites sans être draconiennes,
elles se pliaient aux protocoles
Elle avaient l'art de la parole
disaient tout en sachant se taire
Avec des grâces olympiennes
Avec des pudeur de bristol
Chantaient même la Carmagnole
Comme on récite une prière

Pour un paraphe ébouriffé
Pour un mot écrit de travers
Elle finissaient dans le panier
chacun s'y pliait volontiers
On n'a plus l'art de la virgule
Le talent des pleins des déliés
Les lettrines les majuscules
Sur les pages lignées des cahiers

C'est tombé dans le désuet
On pratique l'utilitaire
La lettre a jeté ses corsets
S'est revue à l'élémentaire
La craie ne sait plus sa leçon
Qui gribouille sur le tableau vert
De navrantes contrefaçons
Des déclinaisons ordinaires

La lettre tracée n'est plus fière
Elle geint de douleurs lombaires
Grimace ses maux de côté
en réclamant un rocking-chair
On n'écrit plus on stridule
avec son mobile à l'oreille
Le phrasé en nous gesticule
On bourdonne comme les abeilles

On jabote On conciliabule
Pastilles sur la langue posés
Vins vains sortis de la bouteille
nuls à la jambe et à la bulle.
Les mots ne sont plus que bidules
Cailloux en des Seine jetés
Inaltérables perce-oreilles
Que vaguement l'on articule

On n'a plus le ton du bien plaire
On court on saute à son clavier
On bâcle son épistolaire
En arial ou en new courier
On expédie la fricassée
Comme torche la cuisinière
d'une tartine la saucière
Avant de servir l'invité

On manipule en point virgule
Au hasard du contrevenant
Pour des barrages ridicules
qui castorisent à contretemps
On enjambe tout on abrège
On confit dans le concentré
On décante à vif on allège
A bas les "Veuillez agréer"

On laboure dans le formulaire
On se cantonne au tout fait
Il faut compacter l'oculaire
C'est le trente cinq heures du papier
Les belles lettres d'autrefois
Les missives de nos grand'mères
Eros les gardait au carquois
Pour des amours moins syllabaires

Vulcain forgeait leurs caractères
Mais c'est ainsi le temps réduit
Peu à peu la belle grammaire
A cacher ses lapis-lazuli
Le bien savoir le bien refaire
sont au tombeau à tout jamais
On se couvre souvent d'urticaire
A vouloir trop y fantasmer

Le roi est mort vive le peuple
Vive la langue à la sauvette
Celle qu'on vend à la criée
Dans les étals des supérettes
Mais quand même c'était le bon temps
Que celui d'envoyer des lettres
Ecrites au pire avec sa tête
Ecrite au mieux avec son sang.


NB:
Min'nant jécri au pifomètre
Des bafouille en racoursi
Sur mon portable analfabêt'
Des ché deuvr' de vox populi!

SMR

Le mécréant

Posté le 28.02.2007 par lesableausablier
Le mécréant

A sa manière, l'émeu m'émeut.
Il a des qualités notoires.
Il n'encombre pas les trottoirs,
Ne jette pas de poudre aux yeux,
Et puis, je trouve fabuleux
Qu'il ne soit pas encor hors jeu
Qu'il ait su traverser les âges,
Cornebleu, ainsi sans dommage.

Mais l'autre, là, le scrofuleux!
le crapaud des bords d'infortune….

Le lion, le beau lion des savanes,
J'aurais tendance à l'éviter,
A faire trois pas de côté
Sous les platanes, s'il s'y pavane.
Mais je précise en filigrane:
Il est si doux pour sa Roxanne,
S'il le faut, je peux l' fréquenter.
S'il le faut, mais pas de trop près.

Mais l'autre, là, le verruqueux!…
Le crapaud des
Le renard, le loup, la belette,
Ce ne sont que charmantes bêtes!
Animaux certes passionnants
Tant qu'ils s'écartent de mon champ.
Ils affabulent assez souvent
Depuis qu'ils sont promus vedettes
D'une littérature pour enfants.
Ils ont même la grosse tête.

Mais l'autre, là, le pustuleux!…

Le paon, le cher paon du poète,
Celui qui crie à tout venant
En se découvrant le derrière.
Celui qui fait à la commande,
Si sur ses plumes l'on répand
Le magique sel de Guérande,
Cette roue qu'on admire tant,
Ce diadème de roi du harem
Il nous saoule avec ses"léon".

Mais l'autre là, l'urtriculeux!…

Et le pigeon et sa pigeonne
Quand posés sur les toits en pente
Malgracieusement , ils fientent
Ornant nos vestons d' comédons;
On les aime, ils sont si trognons,
Si juteux dans nos porcelaines
Qu'on les savoure à la douzaine
Depuis les ères cromagnonnes.

Mais l'autre, là , le granuleux!…

Mais l'autre là, le silencieux,
Le barbe-bleue de nos comptines,
Corbleu! Dieu, qu'il est donc hideux!
T'avais vidé combien d' chopines
Pour créer un tel chancrelleux
Un tel globuleux d' la rétine,
Cauchemar des nuits d'Halloween,
Ouais, t'as pas fait dans l' cordon bleu,
C'est l' quatre étoiles de la débine
Le chef d'œuvre de l'horreur divine.

Personne n'en veut, c'est personne!
T'as mis l' néant dans ton usine
Pour sortir de la naphtaline
Un tel capteur d'adrénaline?
Comment qu' t' as fait, Bon dieu, d' bon dieu!
On a du mal à bien saisir
Quand on observe un tel vampire.
As-tu mêlé tes fonds d' tiroirs?
Travaillé à perte dans le noir?
On ne sait pas, on imagine.

Le résultat c'est sûr, étonne.
Mais il est là le cul terreux
Noë est un fameux bonhomme
De l'avoir dans l'arche caché
Avec sa bave, avec sa peur,
Avec son malheur dans les yeux
Pour lui pas d'hôtel dieu
Pas de Noëls, pas de caresses
Il survit avec sa détresse
Sur les limes de l'humanité.

Il n'a ni grâce ni beauté,
Il n'est pas né du bon côté
Il a les pieds dans la misère
Mais son regard dans les nues
Tandis qu'on lui jette des pierres
Cherche cette étoile inconnue
Sur laquelle il fera bon naître
Plus tard quand la mort venue
Il redeviendra la matière
Sur laquelle les roses croissent
SMR.

Art

Posté le 28.02.2007 par lesableausablier
La grenouille et ses têtards

La grenouille affable parle.


Quand la lune au halo blafard
Sur le sol étend ses brouillards
Et s'hermétise avec grand art
Sous le masque des colin-maillards,
Venez poètes sans retard,
Venez pêcher les rimes en "ar",
mais respectez mes beaux têtards.

Tandis que dorment les canards,
N'attendez pas la Saint Médard;
Profitez de ce maigre phare.
Mettez à l'onde vos gabares.
Vous y gagnerez des Oscar
Si vous pêchez les rimes en "ar"
Tout en respectant mes têtards.

Preux chevaliers, Nobles Bayard,
L'étang est un vaste bazar.
Je vous ouvre ses lupanars.
Si poème attend au grimoire,
En cuissardes et en gabares,
Venez pêcher les rimes en "ar"
Tout en respectant mes têtards.

Ici pas de père fouettard,
Zorro se repose au mitard,
Pas de képis, pas de motards,
On joue sur cithare et guitare
Homard un peu, beaucoup Ricard,
Venez pêcher les rimes en "ar"
Mais en respectant mes têtards.

Blaise Cendrars, Paul Eluard,
René Char et même Yourcenar
Dans mon fourre-tout campagnard,
Je les ai tous vus au trimard,
Pour accompagner leur caviar
Venir pêcher les rimes en "ar"
Tout en respectant mes têtards.

Parfois bien sûr quelque fêtard
Sorti d'un tableau d'Fragonard
Vient en déclamant du Ronsard
Avec sa belle au banc s'asseoir.
Mais j'affirme sans racontars
Qu'il oublie vite les rimes en "ar"
Au plus grand bonheur.... d'mes.... têtards.

Vous l'avez compris, mes geignards,
Sans mêm' saluer mes dieux lares
On peut venir dans cette mare
Capturer au rouge foulard
A volonté les rimes en "ar"
Si l'on respecte mes têtards.
Mes petite chef d'œuvre d'espoir.

Respectez mes gouttes de nard,
Mes escarbilles de fumoir,
Du printemps mes petits devoirs,
Mes larmes de suie, mes moutards
Vous pourrez venir au pêchoir
Sportifs, savants ou pantouflards
Pêcher toujours les rimes en "ar".

Je vous ouvre toutes mes armoires,
Je vous offre mes pétrodollars!
Pillez, pillez tous mes saloirs,
Sabrez de tous vos braquemarts
Remplissez vos coffres de lard,
Jouez avec vos dégorgeoirs,
Mais respectez mes p' tits têtards.

Encor un mot quoiqu'il soit tard.
la Fontaine, ses fables à tiroirs
Esope et ses réquisitoires,
c'est pas ma tasse de nectar.
J'ai mieux à faire dans ma mare
Qu'à me transformer en pétard.
Pour des rimeries de musards.

D'ailleurs m'y voici en pétard,!
Pendant que je conte mon histoire,
Debout tout' verte sur mon perchoir
A guetter la v' nue du busard,
Je viens d'égarer un têtard.

Un tout p' tit têtard tout mignard,
Mon préféré mon plus cagnard,
Un minuscule, un frétillard,
Qui est toujours sous le riflard,
Un qu'à pas d'av nir au plongeoir
qui à l'eau préfère le Hoggar
Un que je voyais chef de gare!

Alors je hurle j'en ai marre!
Marre! mais marre des rimes en "ar"!
Je veux de bonnes rimes en "ole"
Des qui font souvent les marioles
Qui sentent l'acide ,le vitriol
Ou bien des acadabrantesques
qu'iront pas jouer des guiboles
Sur le tableau vert des écoles.

(ton désespéré)

J'ai fini,! Dans ma pataugeoire,
Je m'en retourne sans retard;
Ma vie de mère est un cauchemar!
Je passe mon temps au guettoir
Pendant qu' vous pêchez dans le noir
Avec sérieux vos rimes en "ar"
Moi je flippe après mes têtards

SM


NB: le texte peut s'écrire aussi ainsi:

EX:
Quand la lune au halo blafard
Sur le sol étend ses brouillards
Et s'hermétise avec grand art
Sous le masque des colin-maillards,
Venez poètes sans retard,
Venez pêcher les rimes en "ar",
mais respectez mes beaux têtards.

Je, de mots

Posté le 28.02.2007 par lesableausablier
Jeu des mots

J'ai souvent parlé pour rien dire
Les mots s'inventent puis s'envolent
Plumes de paon dans la parole
Jeux de vérité dans le vent.

Comme des moulins à prières
Eclats d'agate d'un l'instant
que l'eau de la source suspend
Sur les bénitiers du levant.

Les mots s'inventent puis s'envolent
Au-dessus des fontaines claires
Comme des fruits de la lumière
Amoureuse des guêpes et des taons.

J'ai souvent parlé pour rien dire
Les mots s'inventent puis s'envolent
Et ludiquement caracolent
Dans les vallons verts du nadir

Les mots s'inventent puis se posent
Dessinant par leur paraboles
Au-dessus des champs gangrenés
Des tempêtes ou des printemps

Avec l'intention avouée
Non pas de finir enchaînés
Mais d'aller moudre au moulin
Des victoires d'azur fécondées

Dans le nid qui de l'œuf tire
Pour des conclusions d'évangile
La jouissance du fragile
Le frémissement du vivant.

Dessinant par leur paraboles
Que les lettres lucides gangrènent
sous des prétextes de phrasés
Du fier pollen des libertés

Les mots s'inventent puis s'envolent
Je ne dirai jamais assez
Quels sons on tire de sa viole
Quand on les voit qui cambriolent

Avec intention avouée
Les coffres-forts de nos médire
Dans l'air vicié des sociétés
Qui ne se targuent que d'écrire.
smr

Les baisers

Posté le 28.02.2007 par lesableausablier
Les baisers

Constamment cette malfaçon!
Je n'ai que deux mains pour te plaire.
Deux mains, dix doigts, c'est peu au fond
Pour faire avec toi la moisson
Des baisers qui flottent dans l'air.

Deux mains, dix doigts, c'est peu au fond
Pour aller glaner aux clairières,
Ces petits fous qui sans façon
Sur ta peau trop hospitalière
Posent leurs bouquets de frissons.

Ces petits fous qui à façon
D'une manière cavalière
Débarquent avec leur cargaison
De lilas, de roses trémières
En prenant des airs fanfarons.

Débarquent avec leur cargaison
Histoire de tâter un peu l'air
Faisant fi des qu'en-dira-t-on
Avec des poses familières
Frisant même la provocation.

L'un s'est caché dans un buisson
Je l'ai cherché à ma manière
Faisant fi du qu'en dira-t-on
Et tu n'as pas trop fort dit "non"
Quand sans demander de salaire
Je l'ai croqué comme un glouton.

Le bonheur

Posté le 28.02.2007 par lesableausablier
Le bonheur

Courir avec le vent mauvais
Après l'ombre de son enfance
Sempiternel Petit Poucet
Semer les cailloux de la chance
Dans la forêt sans complaisance
Où rôdent les loups affamés
C'est peut-être ça le bonheur?

Ne contempler qu'avec son cœur
Dans son jardin la rose éclose
La trouver belle quand elle pose
Un à un ses pétales doux
Comme des larmes sur la joue
Du printemps morose qui pleure
C'est peut-être ça le bonheur.?

Parler surtout pour ne rien dire
Parler de tout parler de rien
Jeter les mots comme des grains
A la volée simple levain
Qui fera lever cette pâte
De l'amitié dans un sourire
C'est peut-être ça le bonheur?

Entendre quand l'orage tonne
Que gronde là-haut le tonnerre
Que la pluie chante sa misère
Soupirer la fleur d'amandier
Sur la beauté de l'arc en ciel
Qui marque la fin de l'hiver
C'est peut-être ça le bonheur?

Se taire quand la cloche sonne
Pour dire que le temps emporte
Sur son aile noire une morte
Que jadis l'on avait aimée
Se taire aussi pour saluer
Avec elles tous nos êtres chers
C'est peut-être ça le bonheur?

Se taire pour mieux conjuguer
Avec ses mains le verbe aimer
Avec joie courir à sa perte
Croquer dans la pomme offerte
Donner des semences au labour
Avec les gestes de l'amour
C'est sûrement ça le bonheur!SMR
Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus