Posté le 12.03.2007 par lesableausablier
Ce peu de moi
Ce peu de moi que je propose
Ces quelques discours maladroits
Que le vent bientôt saisira
Pour les disperser lettre à lettre
Sur le sol du temps oublié.
Ce peu de moi que je déplore
Faites-en un grand feu de joie
Qui montera jusqu'aux étoiles
Et éclairera le mensonge
De l'absurde réalité.
smr
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Posté le 11.03.2007 par lesableausablier
Clé
Monsieur au nom secret
a dit devinez-moi
Regardez-moi devinez-moi
Les années bien sûr ont marqué
Obligatoirement mon image
Tribut du temps pour être sage
surement en cherchant un peu
en fouillant dans votre mémoire
rondement vous serez
gagnant et me nommerez
Evidemment c'est bien sûr.
Posté le 11.03.2007 par lesableausablier
21 mars
Vêtu de clarté et de frais
Le printemps joue dans la rosée
Le printemps coud des primevères
Sur la nappe humide des prés
Le printemps cloue des violettes
Sur la sombre orée des forêts
Puis il libère les torrents
De la main de fer de l'hiver
Et grave de blanches cascades
Sur le front des montagnes fières
Malgré sa jeunesse il s'essouffle
Alors il s'assagit un peu
Devient peintre et peint au ciel bleu
Des hirondelles et des coucous
Des cigognes et des martinets
Puis dans les vergers de la plaine
Allume les fleurs des péchers
Enfin ayant fini sa tâche
D'un doigt menu dans une haie
Il tisse un nid de blonds duvets
Il s'y installe il s'y endort
Sans même attendre l'été.
SMR
Posté le 09.03.2007 par lesableausablier
Les mendiants
Les mendiants aux portes d’églises
En christ à Pâques se déguisent
Leurs mains saignent. Leurs pieds percés
Les empêchent sur l’eau de marcher
Alors les mendiants poétisent
Avec Rimbaud ils rivalisent
Ils voient nos défauts dans les bénitiers
Lisent sur nos fronts nos impiétés
Mais à Noël c’est en jésus
Qu’ils ont le rôle de leur vie
Les bigotes les ont surpris
Remerciant les mages venus
Déposer à leurs pieds d’Icare
Un Molière et quelques Césars
Les mendiants qui n’ont pas le sou
Et des cous maigres de hiboux
Chaque année quand vient Pentecôte
Cassent leur magot et pilotent
Avec des gestes de bon dieu
Aux cieux ceux qui croient en eux
Ils sont crève-la-faim de platine
Disque d’or de la lèche bassines
Meilleurs éléments du décor
Les mendiants méritent un sept d’or
Ils l’auront mais après leur mort
En attendant ils crèvent fort
Les mendiants aux portes d’églises
Se nourrissent de nos bêtises
Et veulent qu’on les canonise
Pour leurs petites entreprises
Posté le 09.03.2007 par lesableausablier
Terpsichore
D'avoir jeté sa poudre aux yeux
Des songe-creux de la planète
Terpsichore se sentit mieux
Qu'un guerrier doigt sur la gâchette.
Califourchonnant sa comète
Avec des soupirs délicieux
Amazone aux gestes gracieux
Elle s'esquiva satisfaite
Offrant son regain de bluettes
A des notaires douloureux
De sentir le feu des poètes
Titiller leurs esprits véreux
Lorsque de leurs coeurs souffreteux
S'envolent comme des chouettes
hantant les clochers ténébreux
Leurs sonnets pour le moins rien chouets'.
.Album zutique 2- smr
Posté le 08.03.2007 par lesableausablier
Fils de personne
Fruits de la guerre et du hasard
Nulle maman sur ses genoux
Ne nous a tenus dans le noir
Lorsque l'angoisse serre à coeur
même les enfants du bonheur.
Aucun pays ne veut de nous,
Nous sommes les fils de personne.
Grappillant au supermarché
Quelques tartines pour manger
Nous ne sommes pas des vautours
C'est la vie qui nous fait voleurs.
Enfin tout juste maraudeurs
Nous survivons au jour le jour
Nous sommes les fils de personne.
Nous slalomons vers l'âge adulte
Pour y devenir esdéhefs
Insoumis à ces petits chefs
Dont la société a le culte
Sous prétexte de protéger
Sa politique et ses banquiers.
Nous sommes les fils de personne
Dans des petits coins pas tranquilles
Pour qu'on y crève sous la lune
comme les chiens de l'infortune
On veut nous parquer loin des villes
Pour qu'on y crève promptement
Dans un silence indifférent
Nous serons les morts de personne.
smr
Posté le 08.03.2007 par lesableausablier
Chanson éternelle
Au pré fleuri s'en vint la belle
Tout du printemps l'y invitait
Au pré joli la demoiselle
S'en vint en chantant son couplet
L'amour était au rendez-vous
Vêtu de clair et portant beau
Chantant plus haut que le coucou
Ruant plus fort que le ruisseau
Cela fut noce habituelle
jeux des serments tendres baisers
Au ciel s'aimaient les hirondelles
Et les primevères au pré
Après après c'est autre chose
Après après le printemps meurt
Laissant leur place à d'autres roses
Meurent les roses du bonheur
Au prè joli d'autres printemps
Feront sourires d'autres roses
C'est la vie c'est le temps qui pose
Sa poudre d'or puis la reprend.
smr
Posté le 07.03.2007 par lesableausablier
A bribes abattues 4
Ne pas couper la tête au doute
Sans lui nous n'existerions pas
Ses confusions ouvrent des routes
Où nos destinées font leur choix.
Posté le 07.03.2007 par lesableausablier
l'ami perdu
A-t-il encor cette raison
Dont la ville s'émerveillait
Ce talent fou de feu follet
Qui rimait en toute occasion
A-t-il encor le verbe rond
Et ce geste légers des mains
Et ce frissonnement d'oison
Qui sait ce que sera demain
Nul de nous ne le saurait dire
Il était neige dans l'été
Il s'est fondu comme un soupir
Dans un émerveillement feu
Pour une fille aux grands yeux bleus
Qui lui proposa de l'aimer.
Posté le 07.03.2007 par lesableausablier
Je
Je déteste le jeu
De toujours dire Je
Comme des grains qu'on sème
Dans le champ du poème
Je déteste le je
Je a beau être un autre
Bon ou mauvais apôtre
Sous ce masque l'on est
Comme lorsque l'on naît
Et qu'on se met en jeu
L'on est nu l'on est bleu
Et nos cris portent peu
Et nos pleurs et nos haines
Ne sont que des enjeux
Dans le jeu de nos je
Rien que d'y penser je
Se grave et nul n'y peut
Car c'est en demi teinte
Qie notre vie s'éreinte
Sous les règles du je
Je déteste le jeu de toujours dire je.