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Nom du blog :
lesableausablier
Description du blog :
Poésie au quotidien . Evidence des poèmes comme des cailloux sur la route de la vie
Catégorie :
Blog Images pour blog
Date de création :
19.04.2006
Dernière mise à jour :
17.08.2008
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en négatif...

Posté le 22.03.2007 par lesableausablier
En négatif tu poétises
Comme une voix qui vocalise
Ce que l’écho va refuser.

Avec toi tout est noir et blanc
Dans la confusion des senteurs
Qu’irise ton iris charmeur

Sur le linceul de mes pensées
Tu siffles et trilles sans couleur
A grands traits de charbon rageur
Des tags à peine ébauchés

Mais si précis d’entendement
Qu’oublier et l’heure et le lieu
De qui ne fut que concision
N’est que pirouette d’enfant



--

varia

Posté le 22.03.2007 par lesableausablier
Variations

Je veux descendre de ton train
Tant pis si la gare est lointaine
S’il n’y a à faire plus rien
Qu’à se perdre dans le désert
Tout sera mieux que ce néant
A fatalité incertaine.

Je veux descendre de ton train
Tout sera mieux que ce néant
Que cet arc en ciel fuyant
Qui dérobe au pas de l’amant
Sa passerelle de lumière
Ses fenêtres ouvertes sur rien.

Comme une vague d’océan
Que refuse le paillette d’or
Des édens inconséquents
Je veux renoncer et me fondre
Dans l’assemblée des petits mondes
Que sont les amours ordinaires.

Je veux descendre de ton rien
Déchirer mes pas sur la pierre
Voir couler mon sang et ma sève
Pour nourrir les plantes du temps
Tout sera mieux que ce néant
A fatalité incertaine.

Poème

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
Poème

J’avais raturé mon poème
Pour le mettre à votre bon goût
Pour en faire ce fade ragoût
Où l’amour se fond dans la haine
Où la haine s’extirpe de nous
Pour devenir dans la laisse
Du temps qui digère tout
Une vague chose qu’on laisse
Mourir comme meurt tout.
Mais à quoi bon mais pour qu’en faire
La mer est morte et la marée
Vient lécher les pieds d’une sainte
Qui en vous veut se reconnaître
Ma douce ma tendre qui fîtes
Un poète de ce voyou

Poème

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
Poème

J’avais dans ma déveine écrit
Comme on écrit avec sa peine
Sur la page blanche du lit
Avec une rage soudaine

J’avais fièrement mordu
Comme l’on mord à pleines dents
Dans ce chagrin nouveau venu
Dans ce fruit vert de mon tourment

J’avais pleuré tout mon content
Avec mon cœur des flots de larmes
Comme savent pleurer les enfants
Qui d’un courant de vent s’alarment

J’avais joué sur ma guitare
Des airs venus d’on ne sait où
Peut-être un peu par désespoir
Des musiques au goût de cachou

J’avais joué tragiquement
Comme cela avec un doigt
Comme l’on chante son plain-chant
Dans la nuit sans savoir pourquoi

Mais à quoi bon pourquoi s’en faire
Les écrits au grenier pâlissent
Les se mêlent à lamer
Les fruits verts longuement mûrissent

Et les morsures se cicatrisent
Avec les années aux mains froides
Qui jouent plutôt avec la bise
Qu’avec le pipeau des aubades.

Les amours mortes

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
Les Amours Mortes


Ils ont appris l’amour qui meurt
Celui que l’on dit éternel
Celui qu’apporte l’hirondelle
Retour des pays de l’ailleurs
Avec des promesses de fleurs
Des paysages de Sahel.

Ils ont connu l’amour qui pleure
Celui qui battait la semelle
Dans l’abécédaire du cœur
Celui que l’âme vide épelle
Avec des grâces de gazelle
Devant la porte du bonheur.

Sans intention sans même voir
Que peu à peu il s’étiolait
Ils l’ont laissé quitter l’été
Pour s’enfoncer dans l’hiver noir
Dans le mauvais temps annoncé
Dans l’inconnu du pot au noir

Sans intention sans même voir
Que doucement il se blessait
A chaque mot de la parole
De chaque phrase hasardée
Qui alourdissait sa carriole
D’une larme de vitriol

Ils ont appris l’amour qui perd
Celui qu’éternel ils voulaient
Qu’ils ont fini par trucider
A trop piller l’or de sa chair
A trop le voir dans sa misère
Dans son quotidien répété.

Ils l’ont laissé quitter nos cœurs
Avec pour tunique unique
Ce souvenir presque gothique
Devant le tympan archaïque
D’une cathédrale sans chœur.
D’un furtif baiser sans saveur

quatrain

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
Quatrain

Je rêve de ma vie quand elle ne sera plus
Je rêve de mes mains, je rêve de ma voix
Je m’écoute me taire dans l’absence de rue
Dans l’absence de voix où mourir me noiera


Mes mains

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
Mes mains


Tout m’est mémoire, même toi,
Mon chant tenu dans l’existence
De ce qui fut et qui sera
Un appel à la convenance.

J’ai tant de fois, mes mains frileuses,
Tendues jusqu’à s’en mourir,
Mes mains si usées, si calleuses
Que j’aurai dû les enfouir.

La droite vive et la pataude !
La si peu sure ! La gribouilleuse.
Celle qui tenait la Saint –Claude

Quand devant ma table boiteuse
J’écrivais mes vers écornés
Au fond de mes poches percées.99

L'aïeul v 1

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
L’aïeul (v1)

Il rêve de sa vie
Quand elle ne sera plus
Qu’une source perdue
Dessous un crucifix

Il rêve de ses mains
Ses nulles ses calleuse
Qui sont usées de pain
Et de tâches douteuses

Il rêve de sa voix
Qui s’écoute se taire
Dans ce grand débarras
Où mourir l’enverra

Il s’observe observer
Cette absence de rue
Où passent sans passer
De la vie les déchus

Il rêve de sa mort
Lui qui est au trépas
Lui qui n’a plus de corps
Qui n’est pas encor froid

Et s’il contemple l’eau
Des fontaines taries
C’est pour remplir son seau
D’un reflet d’eau de pluie

Même ses vieux greniers
Où le temps se défeuille
N’ont plus d’identité
Sont peints en trompe l’œil

Il rêve de sa vie
Quand elle ne sera plus
Qu’un feuillet non écrit
Dans un livre invendu

Tout en lui est subir
Dans ce vide- mémoire
Où même les miroirs
Sont las de réfléchir

Ils gardent leurs images
Ils gardent leurs pensées
Ne voulant aux mirages
Jamais être associés.

Il crève de sa vie
De ses amours vendues
Dans cette librairie
Où rien n’existe plus

Que la blanche moisson
Des jours inconsistants
Dont les aurores sont
dégriffes des saisons.

Il rêve de sa vie
Quand elle ne sera plus
Qu’une source perdue
Dessous un crucifix

Le doute

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
Le doute

Je tourne en vain dans mon poème
Je n’imagine plus je t’aime
L’infini a trouvé son dû
Plus rien n’a titre sinon toi
C’est un spectacle reconnu
Un ballet d’oiseaux qui essaime
Je n’imagine plus j’ai froid
J’ai froid de te perdre peut-être

J’ai froid de savoir que je t’aime

Plus rien n’a place sinon toi
Pour combler de chaud ce grand froid
Cette sobre mise en carême
Cette incertaine mise en scène
Que la destinée montre au doigt
Cette vision du point extrême
D’Eros remettant au carquois
La flèche d’or du désarroi
Qui déforme son ombre sur moi

J’ai froid de sentir mon émoi

Je n’imagine rien je t’aime
Comme la guêpe aime le fruit
Comme la vague qui ondoie
Qui se glisse qui se déploie
Aime le vide des pourquoi
De la créature qui se noie
Qui se délie de son naufrage
Comme la douleur crie le cri
Comme la lèvre le blasphème

J’ai froid de me penser maudit

Je tourne en vain dans mon poème
Depuis vraiment trop de semaines
Comptant des journées qui s’égrènent
Le dérisoire enchaînement
La neige perdue des pollens
Qui jamais plus ne se ressèment
Pour combler ce vide de toi
Ces harmonies d’ocarina

J’ai froid de me copier en toi

Accroché à ma haute vergue
Empalé au mât de vigie
Dans cette subtile harmonie
Pour prévenir de l’iceberg
Notre si fragile trirème
Je veille et c’est bonheur suprême
Quand l’écueil montre son gros doigt
Que de veiller ainsi sur toi

J’ai froid Ophélie de ton spectre

Plus rien n’a place sinon toi
Ma sorcière un peu de Salem
Si pudique sous ton diadème
Dans ton palais de chrysanthème
Plus rien n’a place sinon toi
Sinon ta parole de reine
Insoucieuse de mes carêmes dilemmes
Qui s’allument à tes feux grégeois
A tes angoisses de sirène
Qui chante avec la mort au doigt

J’ai froid de te savoir sans moi

Je tourne en vain dans mon poème
Comme l’ours du bois de Vincennes
Ame prendre parfois pour le roi
En te nommant ma châtelaine
Ma tetenue mon cœur ma reine
Ma petite louve aux abois
Quand je te murmure je t’aime
Et que tu réponds » pas tant que moi »
Pour combler de chaud ce grand froid

Alors je brûle tout en toi.

L'autre côté du miroir

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
L'autre côté du miroir

Comme des bêtes d’abattoir
A la mort nous conduit le temps
Mission quelquefois méritoire
Que n'apprécie pas le chaland

Quand on passe dans le miroir
En revenir n'est pas probant
Alors que vogue la gabare
Profitons d'Eros et de Pan

Médire On en aura loisir
Dans cet océan d’avenir
Où nous poussent les jours faillis

Aux faux reflets du temps enfui
Préférons les colin-maillard
De la vie made in traquenards
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