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lesableausablier
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Blog Livre
Date de création :
19.04.2006
Dernière mise à jour :
12.07.2008
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retrouvé

Posté le 31.03.2007 par lesableausablier
Les fruits vont par paire ! re prêt à...



Vous qu’à ne pas nommer, je nomme tant et tant

Beaux fruits qui apportez vos alcools à mon âme

De vos quatre saisons j’encourage la flamme

Car de mes vœux vous êtes les pairs représentants.



De ces guignes rigides, dont je peux m’écartant

Sentir les flux légers dont la marée s’enflamme

En voyant au sillon où la rigueur s’entame

Monter du cep noueux le sarment important.



Je ne vous dirais rien car mon vœu conjuré

Agréé à leurs vœux pour un jeu désiré

S’occupe à dénouer des fluides non pareils



Pour qu’étant assouvies, vers un ciel admirable,

S’envolent réunies en un vol agréable

Les graines nécessaires à unir les soleils




--

Retrouvé!

Posté le 31.03.2007 par lesableausablier
Qui l'eut cru! (Prêt à rimer)





Qu’on me serve céans ce vin que j’aime tant,

Ce nectar souverain qui raffermit les âmes,

Ce vin qui vit Noé recomposer sa flamme,

Pour des oeuvres nouveaux l’allant représentant.



Qu’on me porte au tonneau, très vite en écartant

Ces verres ridicules qui jamais ne m’enflamment.

Pour que du foudre neuf que ma main ferme entame

D’un geste pour toujours divin et important



Coule le flot sacré à ma soif conjuré.

Afin que son torrent fortement désiré

Régénère le flux des outils non pareils



Pour que sur le lin blanc je puisse admirable

Satisfaire les vœux ô combien agréables

De celle dont les traits éteignent les soleils.

On est le lieu où l'on grandit

Posté le 31.03.2007 par lesableausablier
On est le lieu où l'on grandit



On se croit grand on se croit fort

On se projette dans l'avenir

Avec ses navrants souvenirs

Avec ses jades et ses granits

Avec ses perles d'élevage

Mais l'on n'est jamais sur la dune

Qu'un colosse aux pensées d'argile

On est le lieu où l'on grandit/



on se croit soi on se croit autre

On se vêt de lin et de soie

on se déçoit on s'encourage

On admire les grands voyageurs

Les petits lieux de nos bonheurs

on les cache sous le feuillage

Des automne de la douceur.

On se lave dans l'eau de source

On est le lieu où l'on grandit



On se croit soi Hiver et neige

Eté soleil de pauvres fruits

On se croit tout On fait du bruit

On est le bruit de nos kermesses

On est le lieu On est la pierre

On est la messe de dix heures

Le fantôme de nos minuits

On est le lieu où l'on grandit



On est l'ombre que l'on projette

On joue à chat à la marelle

On est la saison en enfer

On est la plage on est la mort

On est la lumière de l'étoile

On est le halo de la Lune

On est le lieu où l'on grandit



L'arbre retenu au noyau

D'un fruit qui n'est pas la prune

ni la pomme ni le néant

On lui donne de la tronçonneuse

On fait des études sérieuses

On est la maison qui grandit

La racine le lieu béni

Que ne fréquente pas la camarde

On est le lieu où l'on grandit



On y triche de toutes façons

On y parle l'accent des autres

On s'y inscrit en jour de pluie

Ony vieillit carpe sous la roche

C'est l'éternel pays du rien

L'immense vide des journées

On est le lieu de ses audaces

On est le lieu où l'on grandit



et l'on se blesse de silence

l'on s'écorche à l'arbre de vie

On cultive mal ses trois roses

Démocratie amour Liberté

le pain qu'on coupe fut glané

Le sel suffit de le prendre

Dans la fontaine aux oiseaux

On est le lieu où l'on grandit.

le lieu où j'ai grandi

Posté le 31.03.2007 par lesableausablier
Le lieu où j'ai grandi


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Le lieu de l’enfance



Cette pierre dans la rivière

Ce bord de chemin défleuri

Ce carrefour et son calvaire

Ce prêtre noir et ses hosties

C’est le pays où j’ai grandi

Sans savoir et sans poésie.



Ce bruit de bottes dans la nuit

Ces signes de croix des grand’mères

Ces histoires de crucifix

Ces crucifiés pour faits de guerre

C’est le pays où j’ai grandi

Sans amour et sans poésie.



La fin des temps d’ignominie

L’espoir d’un nouvel univers

Dans une Europe à l’agonie

Qui célèbre ses militaires

C’est le pays où j’ai grandi

Sans avenir sans poésie.



Les premiers poèmes écrits

Sans bien savoir trop quoi en faire

Ça paraissait une embellie

Dans ce pays où j’ai grandi

En attente de vraie poésie.



Et puis assez de commentaires

La pierre dort dans la rivière

On a mal jeté les fusils

Mis au clou Dieu et ses lumières

Dans ce pays où j’ai grandi

En me cachant en poésie.

vieux Coppée

Posté le 31.03.2007 par lesableausablier
SAM SUFY :paradis !



Dans la banlieue sévère, sinistrement maussade,

Je cultive mes choux et mes plants de salade

Dans un vaste lopin de quatre ares et demi

Sur lequel j’ai bâti ma villa « Sam Sufy» :

Une basse demeure que je paie à crédit.

J’ai longtemps hésité à la nommer ainsi.

Mon épouse voulait l’appeler « La Do Ré »

Je reconnais bien là son âme musicienne !

Nous avons adopté une adorable chienne

Qui aime le facteur et surtout ses mollets.

smr

littérature

Posté le 31.03.2007 par lesableausablier
Chacun y reconnaît les siens.



Peut-être que la négresse est blonde !

Peut-être qu’ivre est le bateau !

Peut-être lundi rue Christine

Se jouera la Dam’ de carreau.



Peut-être que le cancre y brille

Dans la cage avec les zoiseaux ?

Peut-être que le proême polisse

Les neurones de l’Adam nouveau…



Peut-être que Georges bataille,

Qu’enfer-les-mines s’enthracite

Ne disant mot des mimosas.



Peut-être que ? peut-être que pas ?.

Quand surgit le facteur Cheval

Debout tout droit sur son Dada !

smr

Le rouge- gorge

Posté le 23.03.2007 par lesableausablier
Le rouge-gorge

De ce tendre rendez-vous…
Tendre pour qui ? Je m'interroge!
Je n'ai gardé qu'un mauvais goût
Celui d'un vacarme à l'horloge
Celui d'un couac dans la gorge.

Tendre à qui? Je m'interroge!
Vous, vous interrogez-vous?
Porcelaines de mes Limoges,
Cassés, brisés dans la gadoue
Gisent mes rêves les moins fous.

Vous, vous interrogez-vous?
Printemps mauvais fait bel été.
Ames sans dessus dessous
Sauraient moissonner des blés
Semés, mûris sans garde-fous.

Printemps mauvais fait clair été.
Pour le moment le rouge-gorge
Sur la neige s'est pétrifié;
Dirait-on pas que sa gorge
Saigne de nos simples baisers?

Pour le moment le rouge-gorge
De notre amour mort se déjoue.
L'amour, mortel coupe-gorge
Que souvent l'homme bafoue
Laisse un goût dans l'arrière gorge
Que bassement je désavoue.

nota 12

Posté le 23.03.2007 par lesableausablier
12

Ecrit dans un bus

A son insu l’écriture s’effeuille
Encre de fleurs larme de fruits
Même parfois mimant
De feuille vive en feuille morte
A son insu des automnes le jeu
Et quelquefois l’abondance des jeûnes
Poussant vers cette issue biblique
A sens unique
Avec des plaisirs impudiques
De lis et de roses
Dans un parterre flou
Que défeuille les vents intemporels
Sa faiblesse native.

A son insu
Les mots perdus les mots ventrus
Les armatures de broc et bric
Pendus à la treille de l’art
En grappes sûres
Préparent les vins bleus aux arômes furtifs
Pour un cristal inattentif
Mais les enfants que l’amour porte
Dans la rondeur rusée des statues
N’apprendront pas les signes à tout dire
Les larmes suffiront
Pour dénouer d’un geste adroit
De la page les lignes
De la plage les jeux
de la rage le feu
Et reconstituer l’élective pelote
De la résignation désavouée.

nota 11

Posté le 23.03.2007 par lesableausablier
11

Ma noire mémoire
Corneille en marge de moi
A coups de bec
Secs
Tu déchires
Dépèce
Eparpille
De mes visages
Les rides
De mes voix
Les échos
Et mes grimaces
Au miroir
Se font sourires
Et mes paroles se mesurent
En chants d’oiseaux

Et je contemple
Dans ma galeries de portraits
Le passeur du long corridor
Ce n’est qu’un reflet du reflet
De ma saison
Au nom secret
Qui se cherche un paysage.

nota 10

Posté le 23.03.2007 par lesableausablier
10

Infiniment était triste l’espace
L’esclave y creusait la tombe de la nuit
Son pic sur la roche posait des étincelles
Une morte dormait dans sa caisse plombée.

Sur le jour mal peigné une filante étoile
Comme un fil d’araignée cherchait sa route aveugle
Désormais la demeure des anges occupera
La chambre étroite et vide qu’un poète a quitté.

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