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lesableausablier
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Date de création :
19.04.2006
Dernière mise à jour :
12.07.2008
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clin d'oeil à C.Baudelaire

Posté le 08.04.2007 par lesableausablier
clin d'oeil à C.Baudelaire[SIZE=7]

Sous des cieux ouverts aux vols d'hirondelles
Revenues pour nous d'horizons plus beaux
Nous aurons des prés pleins de fleurs nouvelles
Des vallons secrets où dorment les eaux.


Parmi les genêts et les primevères
Qui embaumeront même les tombeaux
Dépensant légers nos vigueurs premières
Nous courrons gracieux comme des oiseaux.


Sous un astre d'or en des nids bibliques
Nous partagerons un baiser de feu
Comme un long serment barbare et rustique.

Et quand vers le soir montera la Lune
Qui détient la clef des amours nocturnes
Nous nous étreindrons follement nous deux.

:-)



--

La nuit

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier
la nuit

La nuit en bottes de glu!
En découvrir les corridors...
Vêtu comme le matador,
Dans un habit de lumière.

Les bêtes de l'obscur lampent
Quelque onirique boisson.
...Bruits de cascades: Mais où?
La lune charme les hiboux.

Un spectre à faire peur passe.
Il souffle lampes et miroir.
Beaucoup, affolés, trépassent,
D'autres vident les coupes d'ivoire.

Cette silhouette gracieuse,
Adorablement romantique
Signe d'un doigt mélancolique
Avec une plume précieuse

Une aquarelle où sur le pré
Une troupe coquine joue
En jonglant avec les étoiles

Au cimetière

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier
Au cimetière

Mon souvenir de vous est un pays sans borne.
Mille fois à mourir, je vous ai espérée.
Le feu de mon amour court dans les champs de blé.
Notre poète aimé avait nom Alain Borne.

Comme lui, je suis mort au pied de quelque borne
De la nationale sept, par un matin glacé.
Face à la mer étale, debout, vous m'attendiez.
L'ange à l'arc bandé saute de borne en borne.

Je me souviens de votre appel au téléphone.
Des brumes de saison flottent sur la vallée.
Il passe vraiment peu de bateaux sur le Rhône.

Sur ma stèle parfois s'arrête une colombe.
Vos lèvres de jasmin, je ne puis les baiser.
Peut-être viendrez-vous vous asseoir sur ma tombe?

Entre rêve

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier

Qui es-tu que la foule emporte
Sur ce trottoir trop fréquenté
Dans ton regard que j'ai croisé
J'ai vu l'image d'une morte

je songe très souvent à toi
Que je sais à terme perdue
Rebelle était ton front têtu
Du moins ainsi je te perçois.

Telle et si belle qu'on voulait
Moi et eux qui courons sans but
Bâtir presque quelque hutte
Où serait grand de t'aimer

32-2(3)

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier
32-2(3)

Dans la lumière d'or d'une impalpable vague,
Tu nageais nue et tu semblais voler,
Portée par le courant, plus mouvante qu'une algue.
Autour du phare blanc, un pélican tournait.

La musique du flot ajoutait au mirage
Une harmonie salée presque indéfinissable,
Plus douce que la voix des sirènes aimables
qui savent les concerts terribles des naufrages.

Tu nageais simple et nue, ô désirable grâce
Puis tu venais pudique t'étendre sur le sable,
Fille de l'océan, déesse désirable
Mourir un court moment comme en état de grâce.

Tu te donnais poitrine calme, parfum d'Eve
Tandis que la marée discrète s'éloignait
Et je buvais la mer arrimée à ta sève.
Naïade nimbée de spleens mélodieux.

Nouée sur les brisants couverts de coquillages
La musique des flots ajoutait au mirage
Une harmonie salée presque désespérée
Autour du phare blanc, un pélican tournait

La musique du flot ajoutait au mirage.
Il en reste un frisson qui court sur la jetée
Quand l'équinoxe couvre le ventre de la plage
D'une harmonie salée presque indéfinissable.

Vieux village

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier
Vieux village

Les fontaines Abandonnées
Aux guêpes aux mouches aux abeilles
Pleurent doucement sous les treilles
Où mûrissent les grappes dorées

Les charmes de la place meurent
Leurs feuillages rouillés n'ombrent
Plus La pierre des demeures
Où l'enfant jadis s'amusait.

Même le soleil semble triste
A caresser d'un geste las
Les cheminées et les hauts toits

et du cimetière que visitent
Au crépuscule les corbeaux
Montent comme des sanglots

Si lointaine...

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier

Si lointaine...

Si lointaine et si proche pourtant
Toi dont j'entends battre le coeur
Viendras-tu jusqu'en ma demeure
Chanter comme chante le vent.

Ton nom une lettre une seule
Eclair d'orage sur l'écran
Trop rare bref mais si présent
Vivante coulée d'or dans les meules

Tu écris des vers en doutant
Du bonheur qu’ils nous procurent
On les aime ça te rassure
Mais quand même un peu moins qu'on t'aime

ô coeur vieillissant

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier


ô coeur vieillissant



Des printemps de naguère je ne reconnais rien
Les fleurs de l'amandier ne sont que de la neige
Ces étincelles d'or sont les pleurs du jasmin
On les rencontre aussi jusque dans les Norvèges

La rivière retrouve ses courants Que m'importe
j'ai envie de lui dire"Tais-toi laisse monter
Du cimetière les voix plaintives des mortes
Pour qui toujours les roses sont fanées"

Les lilas parfumés bouquets de cieux vibrants
Au long des sentes vertes où la vie se reprend
Et ces vols incessants des folles hirondelles

Qu'est-ce que ça peut te faire ô coeur vieillissant
La vie est passagère la mort est éternelle
C"est elle que je sens peser sur ce printemps.

Lorsque la mort ...

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier
Lorsque la mort ...


Lorsque la mort penchée sur vos blêmes squelettes
Pleure sur vos destins débris d'humanité
Et que l'église froide par la voix des prophètes
Vous menace d'enfer en toute humilité

Soldats crève-la-faim ouvriers et poètes
De ce sort refusez la dure cruauté
Ne vous repentez plus refusez d'abdiquer
Sortez de vos tanières en redressant la tête

Marchez sur les palais et sur les ministères
Eux seuls sont coupables des pains que vous volez
Pour les tables où vos fils attendent de manger

Demandez leur des comptes pour le bonheur volé
Pour l'amour exigé de vos filles pubères
Et pour votre sueur dans leurs sillons semée.

Je voyage...

Posté le 02.04.2007 par lesableausablier

Je voyage parfois, mais c'est devant ma porte.
Une fille s'en vient, belle comme un fruit mûr.
Quinze ans, seize ans? Oeuvre de la nature!
Vieille femme demain, à deux pas d'être morte.

Je voyage parfois, mais c'est devant mon feu.
Une femme s'en vient. Soleil, charme, lumière.
Vingt ans, trente ans? Radieuse et sincère!
Vieille femme demain, lasse de se combattre.

Vieil homme fatigué des fureurs de la vie.
Je voyage parfois, mais c'est devant ma couche.
Une femme s'en vient, enveloppée de nuit.
Je distingue fort bien la faux dans sa main lasse,
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