Posté le 05.06.2007 par lesableausablier
Poème inachevé et qui le restera
Dans la maison d'un mort on entre sans frapper
Le poète l'a dit y a plus rien à voler
Et pourtant sur la table de la salle à manger
Un vers inachevé s'offre poings et pieds liés
Au tout venant des anges qui passent pour aller
Voir de plus près ce mort que l'on disait poète
Et qui n'avait jamais sur son auguste tête
Reçu cette couronne que l'Olympe dédie
A ceux qui ont pouvoir d'agir en poésie.
Dans la maison d'un mort le silence fait peur.
Il veille des objets invisibles aux humains.
Et le chien endormi sur le pas de la porte
Ne garde que l'étoile offerte par la nuit
smr
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Posté le 05.06.2007 par lesableausablier
Le renard
Dans le silence de la nuit
Si la lune se fait discrète
Vers le poulailler endormi
Il se glisse à pas de belette.
Le dogue de la ferme dort
à grand renfort de ronflements
Sous le ciel où les astres d’or
Clignent de l’œil vainement.
La mort à la courte paille
A déjà choisi son repas.
Rien ne peut sauver les volailles
Le destin les montre du doigt
Mais le chapon du clocher veille
« Cocorico », s’enroue sa voix
La basse cour se réveille
à tout hasard Le chien aboie
Et le renard de s’enfuir
Pour se perdre dans le fond d’un bois
Penaud affamé et rageur,
l’estomac vide et aux abois
smr
Posté le 05.06.2007 par lesableausablier
A un poète
Léger convive du songe
Tu entreprends à ton réveil
Au contraire de la blonde éponge
De distribuer tes merveilles.
smr
Posté le 05.06.2007 par lesableausablier
Le baiser dérobé.
[i]Quelle, si fine et si mortelle,
Paul Valéry[/i]
Quelle , si pleine et si légère,
Que soit ta lèvre, ô vent charmeur,
Je ne puis, vil profanateur,
Que de ton audace pleurer !
Baiser sa bouche abandonnée
Sur laquelle torturé mon cœur
D’un souci d’amour, en rumeur,
Veille, de désirs consumé.
Tu l’osas ! Non en jouisseur,
Mais certes avec tact et douceur
En cette fin d’après-midi
Quand elle dormait alanguie
Sur la pelouse de ce pré
Sans que je le puisse empêcher !
smr
Posté le 06.05.2007 par lesableausablier
Dérobade*
Sous l'oeil vigilant des vigiles
Prenons le risque de voler
Aux demoiselles d'Avignon
Quelques fragments de leurs mentons
Prenons le risque de voler
A la Joconde son sourire
Mais rendons grâce à Dieu
Mais rendons avec discrétion
ses membres à la venus de Milo
bad... pour mauvais
Posté le 06.05.2007 par lesableausablier
fragment d'uncodex perdu
Il marcha sur les os
Multiplia les pins
ressuscita l'hasard
Changea les eaux en vain.
Posté le 18.04.2007 par lesableausablier
André Breton
André Breton ! André Breton !
D'abord monocle et chapeau rond !
J'avoue : je lis de ses écris
Mais comprends peu ses poésies.
Posté le 18.04.2007 par lesableausablier
Promesses
Ses promesses de gel, de froidures
Sur les grands espaces du blé
L'hiver aux dures dentures
Bien sûr qu'il va les assumer!
Ses promesses de grains, de tempêtes,
De grands déhanchements soudain,
L'océan aux mains de conquêtes,
Bien sûr que toujours il les tient.
Ses promesses de mort annoncée
Avec des chagrins des souffrances,
La vie au coeur ulcéré
Bien sûr qu'elle en a l'exigence.
Ses promesses d'amours éternelles,
avec serments et coeur qui bat,
l'homme dans sa tour de Babel
Bien sûr qu'il ne les tiendra pas
Posté le 18.04.2007 par lesableausablier
langage 2
L'eau translucide respire des ondes mortelles
La loi grave naturellement interprète l'abrupt obscurité mélancolique des fonds
Grandir l'espace pour l'avenir irrémédiable
L'enclavement farouche pétrifie les fossiles
Les hirondelles ne sont pas nées
mais
déjà
s'inquiètent les roseaux
Posté le 18.04.2007 par lesableausablier
langage
Le mot
sonne haut
Sonne
hors de vagues ronflements
S'assoupit la tempête
Le masque garde le trouble de l'étang.
une chanson éraille la griffe mémoriale.
Un saule pleureur s'épanche.