Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
Une main…
Une main râpeuse fiente
Des caresses d'au-delà
Inutilement je tente
De me dérober au combat.
Je me divise je me broie
Je me disperse j'invente
Excessives et humiliantes
D'une autre physique les lois.
Une main râpeuse arpente
De mon esprit les sous-bois
Je me disperse j'invente
De vains abracadabras.
A quoi bon rien n'est à faire
Chaque étoile a sa saison
La mienne passe par l'enfer
Par l'envers de la raison.
Une main râpeuse fiente
Des caresses de saison
Je me disperse j'invente
D'autres feux dans ma maison.
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Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
[FONT=Geneva]
La rose et l'épine…
Un scintillement de clous
S'associe aux nœuds du tronc
Pardon de ne dire pas
Du feuillage la couronne.
Les épines sont des fruits
Non des fleurs bien inutiles
Sur la pointe des pieds entre
Dans la salle des symboles
Ses propos n'en manquent pas.
Abuse des paraboles
Abuse du chaud et du froid
De la menace des ombres
Sois Saint Pierre ou Saint Thomas
Pour voyager dans l'envers
De son mythe beau repère
Au groin fouisseur de plaies.
Parle encor de la vipère
De l'impossible suaire.
Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
Théâtre I
Du bout des mots au bout du cœur
Tout naît par inadvertance
Comme le bouton devient fleur
La voix romance
Du bout des yeux au bout du cœur
Il y plus que tu penses
La haine est dans chaque peur
Chaque silence
Du bout des doigts au bout du cœur
Le geste devient fulgurance
Comme le parfum des fleurs
Est quintessence.
Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
Théâtre II
Je n'en ferai pas un poème
Je n'ai plus le ton qu'il faut
La vie maintenant joue faux
Sur notre éden
Je n'ouvrirai pas le dilemme
Nous avons vraiment tout faux
Voici le temps du carême
Sur notre éden
Ce n'est même plus problème
Notre amour grelotte trop
Déposons des chrysanthèmes
Sur notre éden.
Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
Aube
D'un soupir de nuées, Séléné sort soudain,
Livide, ayant les traits des nuits sans sérénades.
Le regard fixe est creux, la démarche maussade,
Elle semble engluée dans l'infini chagrin
De ceux que la camarde entre ses griffes tient.
Lucifer comme un chien la suit bon camarade
Avec ses compagnies de spectres, de démons,
De squelettes dansants, de fantômes sans nom.
D'où vient-elle voilée dans cette cotonnade
Suaire hideux volé au corps froid d'un défunt ?
Mais l'horizon rosit et d'un solide poing
L'aurore en robe feu volontaire renverse
L'urne de lave et d'or du soleil et disperse
Cette macabre foule aux sinistres desseins.
Et Séléné se fond dans l'ombre du matin.
Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
L'essentiel, c'est être au bon endroit au bon moment.
Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
le conte originel des jours finira comme un mauvais compte.
Posté le 03.07.2007 par lesableausablier
Anonyme et saint
Ni hypocrite ni lâche ni méchant
Il a vécu son temps comme vivent les sages
Avec l'aurore se levant et tout le jour en travaillant
Il n'avait pour la vie que de pieuses louanges
Il aima. C'est la loi naturelle de l'homme.
Mais une seule femme Lorsque Dieu la reprit
Il loua Dieu et dit :" C'était bon C'est fini"
Jamais plus il n'en mit une autre dans son lit.
Il vit deux guerres et deux fois fut meurtri
Il vota par devoir et par esprit civique
Car il n'était que d'un parti Celui de la justice.
Lorsqu' il sut qu'il allait mourir il mit
De l'ordre un peu dans ses affaires
De l'ordre beaucoup dans son âme
Son dernier mot aux hommes fut "merci".
Posté le 02.07.2007 par lesableausablier
Sonnet
Laissons les choses du couchant
Ignorons les lunes moroses
Et les fleurs au teint de chlorose
Qui dispersent leur grâce au vent.
L'âme résolue à bien faire
Etouffons sous un bâillement
Les idées noires. Des suaires
Faisons un patchwork charmant.
Hisse et ho que tout l'univers
Brasse du beau et de la joie
Poètes plus de vers austères
Assez de sanglots dans la voix
Tordez le cou à vos misères
Embarquez enfin pour Cythère.
Posté le 02.07.2007 par lesableausablier
Fatras
Grand poète et fin artilleur
Tu découds du temps la mesure
Grand poète et fin artilleur
Ils t'enverront les inspecteurs
Ton cœur a de grandes froidures
Passe l'ange exterminateur
L'amour n'est pas un art mineur
La vie y prend sa nourriture
Ton propos sotte architecture
Mais ton sourire est ravageur
Comme une fausse signature
Petit tailleur fin artilleur
Tu découds du temps la mesure