Posté le 20.04.2008 par lesableausablier
Eternel féminin
Pourquoi donc perdre de son temps,
De son argent aussi peut-être
A vouloir tricher pour paraître
Jeune encor et resplendissant.
Vieillir n'a rien d'avilissant
C'est la loi venue des ancêtres
Chacun de nous doit s'y soumettre
Chaque âge est bébéfique au Temps.
ô femme beauté éternelle
Quand tombe de tes cheveux blancs
Sur le front la mèche rebelle
L'amant songeant aux jours d'antan
Dira de ta grâce nouvelle
"Je l'ai attendue si longtemps!"
Posté le 20.04.2008 par lesableausablier
Naïf!
Faut-il pas changer de matière
Parler de la pluie du beau temps
Plutôt que de gémir ici
Sur le cruel du temps qui fuit?
Faut-il pas oublier la guerre
Au coeur nourri de félonie
Qui nous joue ses cacophonies
ses rouges marches militaires?
Faut-il pas vivre simplement
avoir des enfants ,de l'amour
Et se contenter du présent
Aller de l'amont vers l'aval
Oublier la quête du graal
Dans la simplicité des jours?
ça semblerait surréaliste!
Smr
Posté le 19.04.2008 par lesableausablier
La queue du chat
Pas de quoi fouetter un chat
J'ai croqué maman la pomme
J'étais la seule je crois
A ignorer tout de ça.
J'ai mordu dans la vraie pomme
ça ne se raconte pas
Ce qui se dit sur les hommes
En poussant son point de croix.
Oui maman bien sûr j'ai tort
Tu as tort autant que moi
J'ai crié oh pas très fort
Tu n'es pas venue voilà
J'ai tiré la queue du chat
Bonheur de l'apprentissage
Dieu créa filles et gars
Pour jouer à ce jeu-là
J'ai mordu dans la vraie pomme
Mais pas si sucrée que ça
y'aura pas de post scriptum
Ni de bal à l'opéra
Alors parlons d'autre chose
S'il te plaît oublions ça
Le printemps n'est pas si rose
Ne lui en rajoutons pas.
Posté le 19.04.2008 par lesableausablier
Hallali jusqu'à la lie...
Bois jusqu'à la lie la coupe.
Bien amer le vin nouveau...
Vraiment ce n'est pas un scoop
Nous dupa en maestro..
Le vin tiré faut le boire
Y'avait pas de garde fou
Rien d'autre dans le terroir
ça faisait eau de partout.
L'en a profité le diable
Cymbales et flageolets
Avait mis dessus sa table
Cristal du plus bel effet.
Le tonneau de la méprise
Fallait bien s'y abreuver
Mais le jus de la bétise
Est bien âcre à avaler.
Le vin titrait l'alambic
Les autres le coupaient d'eau.
Avait chargé sa bourrique
De tous les cocoricos.
Bois jusqu'à la lie ce vin
D'amertume et de regrets
Pour que tu puisses demain
Devant le buffet danser.
Posté le 18.04.2008 par lesableausablier
C'est tout de suite notre ville....
Posté le 11.04.2008 par lesableausablier
Presque Ex
Chacune et chacun sans complexe,
Ils s'étaient donnés sans compter
Leurs mains, leurs baisers,et leur sexe.
Maintenant ils sont presque ex!
Pour un bout de pomme volée
Ils se déchirent se dépècent
Chacune et chacun sans complexe.
La lèvre en accent circonflexe,
Pour un bout de pomme croquée,
Ils en consomment des kleenex...
Maintenant ils sont presque Ex!
Libérés de leurs chaînes presque
Devant l'arbre des vanités
La lèvre en accent circonflexe.
Lucifer en est tout perplexe.
Adam sans Eve qui l'eut cru
A cause d'un fruit défendu
Maintenant ils sont presque Ex
Pour un bout de pomme mordu.
De voir Dieu pris au dépourvu
Lucifer en est tout perplexe.
Posté le 10.04.2008 par lesableausablier
Signes du temps
En ces soirs de printemps et de mélancolie
Lorsqu'au jardin se meurt la fleur de l'ancolie
Que l'averse glacée couche sur l'horizon
La tête verte encor des lointaines moissons
Je te revois pensive écoutant dans ton coeur
Naître cette stupeur de voir mourir les fleurs.
Je te sentais blessée de cette cruauté
De savoir leur beauté en quelques jours fanée.
A mon âme navrée ton souci faisait mal
Songeuse, tu disais:"La mort est-ce normal
Et vieillir et se voir ridée dans le miroir
Où sont donc aujourd'hui les roses de Ronsard?
Et j'en voulais à Dieu en ces cruels moments
D'avoir soumis la vie à la règle du temps
Et j'en voulais à Dieu d'avoir créé le temps
Le temps qui flétrit tout la rose et la beauté
Même l'amour si fort et ses beaux sentiments
Même la mort rigide et son éternité.?
Posté le 09.04.2008 par lesableausablier
Et puis voici …..
Et puis voici que tout soudain
Dont ne sait d’où surgi, l’amour
Rit, chante et danse dans les cours
Distribue dragées et câlins.
Et puis voici que tout soudain
Aussi vivement il s’éteint
Laissant grand vide dans les cours
Et dans les âmes grand chagrin.
La femme n’en est pas surprise
Qui le sait instable et coquin
Comme les songes du matin.
La femme n’en est pas surprise
Il n’est jamais que gourmandise
Gazon du printemps ou regain.
Posté le 09.04.2008 par lesableausablier
L'attendue
Je ne sais rien d'elle
Mais la vois partout
Comme l'hirondelle
Dessus et dessous.
Je ne sais rien d'elle
J'imagine tout
Ses blanches dentelles
Et ses lourds bijoux.
Je ne sais rien d'elle
J'en espère tout
Le lit la chandelle
Et l'or du pérou.
Je ne sais rien d'elle
j'imagine tout
Son col de gazelle
Et ses yeux cachou
Je ne sais rien d'elle
Mais j'en suis jaloux
Elle est l'irréelle
qui parfume tout.
Je ne sais rien d'elle
Qu'importe après tout
Je la sais très belle
au-delà de tout.
Je ne sais rien d'elle
A qui je me voue
Elle est déjà celle
Dont mon coeur est fou.
SMR
Posté le 08.04.2008 par lesableausablier
Maux d’amour
* ensorcelle
** se dépêche
***enivre
****danse
L’amour soudain comme un frisson !
Il charme, il séduit, il emmasque*
Il se hâte au feu même trasque**
La fine fleur du cotillon
L’amour comme un bon viatique
L’amour alcool hyper tactique
Puis il se dégonfle : bidon
Baudruche soudain molle et flasque
Rougissant comme la tarasque
Qui meurt dans la contestation
Usé de jeux métaphysiques
L’amour alcool hyper épique
Ayant perdu de sa passion
De sa superbe, il est fantasque
Animal familier ses frasques
N’impressionnent plus la maison
Sans rigueur point de gymnastique
L’amour alcool hyper pathologique
Rire de lui ? Non point… Pleurer
Remplissons de larmes la vasque
Quand lassé du jeu il se niasque***
Pauvre curé sans goupillon
Vidé de la chose biblique
L’amour alcool mystique.
L’amour s’enfuit. Tort ou raison
Penaud de n’être plus qu’un masque
Métamorphose de bourrasque
Cueillant le fruit vert hors saison
Pour des rations énigmatiques
L’amour alcool hyper caustique
Adieu pas de deux et flonflons
Là s’interrompt la bergamasque****
Il me manque une rime en asque
Rêvons l’amour machiavélique
L’amour alcool, voilà le hic !