Posté le 23.07.2007 par lesableausablier
Juillet
Le soleil de juillet rayonne
Il mousse de l'or sur les prés
Une troupe d'oiseaux s'étonne
D'un soupir de source comblée.
Pierrot rêveur invétéré
Sur un chiffon d’azur crayonne
Un exquis portrait de l’aimée
Dévote peut-être ou démone
Mais qui blottie sous la feuillée
Dont les fleurs en cascade font
Comme une couronne à son front
L’attendra jusqu’à nuit tombée
Jusqu’à ce que l’ombre androgyne
D’un lunaire éclair l’assassine.
Posté le 22.07.2007 par lesableausablier
Aube d'été
Tout bouge ,s'anime,s'étonne
S'affermit, s'use de clarté,
Le pinsonavec sa pinsonne
Le soleil sur la rose thé.
Il neige de l'or. On s'étonne
Du lent mouvement des blés.
La moisson demain sera bonne.
On veut y croire en nos foyers.
Demain ,aujourd'hui, hier
Qu'importe, goûtons le présent!
Jouissons de cette lumière
Même si quelque part il nous ment
Il est délicieux par instant
D'oublier le fardeau du temps.
Posté le 17.07.2007 par lesableausablier
Eve
Celle qui passe
coiffée de la paille des dieux
Celle qui parle
avec la voix des sources pâles
Celle qui rit
du rire de l‘étoile
Celle qui caresse
et qui étreint comme la pluie
Elle porte au coeur
les musiques de l’onde
D’où sortit l’homme
Semence de tourment.
Posté le 17.07.2007 par lesableausablier
On écrira sur notre porte
Absent pour cause d’absence
Posté le 17.07.2007 par lesableausablier
Page d'album
Le jour se meurt La nuit descend
On n’a plus rien à se dire.
Le mentir-vrai de son sourire
Masque les chers faux-semblants
Le soir transpire en sa chemise
La fontaine émiette son eau
Pour un arc-en -ciel au gros dos
Il est loin le temps des cerises
Les feuilles du magnolia luisent
Miroirs ou pièges du temps
Les arbres gardent des printemps
La tonsure du vent de bise
On n’a que peu à se mal dire
Tous les fruits du temps sont cueillis
La terre est sèche et craquelée
Comme des lèvres au noir sourire
Le jour se meurt La nuit s’étend
Le parc aux ombres appartient
Celles qui passent dans l’air blanc
Ont des visages incertains
Posté le 17.07.2007 par lesableausablier
Page d'album
La nuit au monocle d’or fin
Tamise le sable du temps
Tandis que vont vers des destins
Tragiques les mornes amants.
L’herbe fluide au dormeur se doit.
Tu récites des vers et tu jures
De n’aimer qu’un homme à la fois.
Sais-tu ce que le vent murmure ?
Je suis pour l’instant celui-ci
Donc le plus malheureux en somme
Car avant la fin de la nuit
Tu fuiras vers Paris ou Rome
Posté le 15.07.2007 par lesableausablier
Spleen
Un regret, fruit de solitude !
Du temps d’aimer on se souvient...
Nostalgie ! Tardive habitude
Qui voit hier au lieu demain.
Posté le 15.07.2007 par lesableausablier
Printemps
Un besoin de bonheur
ça existe quelquefois
ça fait souffrir le coeur
Des bergères et des rois
Posté le 15.07.2007 par lesableausablier
Provence
Même deuil d’ivoire
Dans le rire des arbres
Une fleur coupée
cherche l’ombre du sang
une abeille bourdonne
Une femme chantonne
Le miel blanc murmure
sur le pain de l’enfant
L’espace bleu salue
plus haut que le regard
Une roulotte passe
semant des voix joyeuses
Août aquarelliste
fait l’olivier léger
Aux portes des masures
L’eau rare se fait don
Ce pays est capable
D’émerveiller le monde
Posté le 15.07.2007 par lesableausablier
Le poisson rouge
Je ne suis qu’un petit poisson
Gagné à la foire du trône
Je n’ai pas mémoire du monde
Dans mon bocal je tourne en rond
Je ne fais rien de mes écailles
Je suis tout ouïe pour exister
Pour survivre vaille que vaille
Je bulle à longueur de journée
Finalement la vie de l’homme
A la mienne ressemble beaucoup
I est dans l’univers en somme
Prisonniers de rien et de tout