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Nom du blog :
lesableausablier
Description du blog :
Tous les poèmes de ce blog sont de ma plume. J'essaie d'être lisible. Bonne lecture. SMR
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
19.04.2006
Dernière mise à jour :
02.05.2008
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Petit air rétro

Posté le 21.08.2007 par lesableausablier
D'un doute né spontanément
Violon guitare ou flageolet
Un air baroque prend le vent
Au sortir de ce vert bosquet
Où le faune tient ses instances.

Tel un songe voluptueux
Violon guitare ou flageolet
Il se déploie majestueux
Sachant qu'il se fond à jamais
Vers une promesse des dieux.

Il va de clairière en cépée
Violon guitare ou flageolet
Une nymphe manie l'archet
Qui poudre d'or fin les orées
Où s'épanouit le genêt.

Avec douceur dans le silence
Violon guitare ou flageolet
Sur trois notes vivaces danse
Puis s'éteint dans le soir parfait
La clarté de sa transparence.

Seul demeure inconsistant
Violon guitare ou flageolet
L'écho de ce fragile instant
Parfum d'un éternel bouquet
Dont se nourrit l'onde du temps.

Et le vieux faune tristement
Violon guitare ou flageolet
Abandonne son instrument
Et dans la feuillée disparaît
Comme une fumée dans le vent.

Les amours de notaires ***

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
6

Les amours de notaires

fantaisie

Mais les notaires ho la la!
Dieu! avec eux, quel tralala!
Salon bourgeois, grosse berline,
Petits fours, chemiserie fine.
Les boudoirs, le thé, la lichette
A perdre sa taille de guêpe,
A s'enrober comme une crêpe,
En saturant sur leur diabète.
Lon la lon lète

J'en ai ras la fleur des notaires
De leur ego intra biliaire.
Sabre au clair comme à la conquête,
Ils cherchent partout la grosse bête;
Celle qui voyage beaucoup,
Mais la trouvent jamais dans le cou
Ils poussent alors la chansonnette
Avec un orgasme de tête
Lon la lon lête

Et se comportent au refrain
Sur le même air que le couplet,
Mettant à déguster l'entrain
D'un vieil âne repu et replet
Qui ploie, qui plie sous le faix.
J'en ai, des notaires, ras la couette.
Ils ne savent que parapher
Les actes par d'autres notés.
Lon la lon lé

J'en ai ras la fleur des notaires.
Qui vous confient sur l'oreiller,
Qu'ils ont la vie en bandoulière
Que tout sur terre leur déplaît
Qu'ils en ont marre de leur moitié,
De leur étude, de leurs clercs
Mais je ne peux les écouter
Qu'en rêvant au beau militaire
Qui attend dans la pièce d'à côté
Que se fasse l'alimentaire.
Lon la lon laire
SM

Les amours militaires ***

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
Les amours militaires


fantaisie.

Aux graves amours des notaires,
J'avoue ,Monsieur, que je préfère
Celles impromptues des militaires.
Ils n'œuvrent pas en fonctionnaires
Fins connaisseurs de l'amour,
Ils flirtent peu avec toujours.
Ce côté changeant de l'affaire,
Ce n'est guère pour me déplaire.

LonLa Lonlaire

Quand ils conquièrent mon territoire
Ils ne côtoieront pas l'histoire.
leurs façons expéditionnaires
De traiter à mi-mots la chose,
De couper au plus court la rose
En sautant les préliminaires,
C'est même assez dans ma manière
Je donne dix aux militaires.
Lonla lon laire

Avec eux pas de commentaires.
Pas de serments testamentaires.
Point de codicilles arbitraires.
S'ils s'intéressent à l'inventaire
et détaillent de l'héritage
Les possibilités du partage
En professionnels de la cause
Ils coupent au plus près la rose.
Lonla lon lose

Ayant inspecté le parterre
Peu soucieux de restauration
Après visite domiciliaire
Ils se gardent des réflexions.
Et déposent dans le vestiaire
Leur bagage de missionnaires
Moi, rassasiée par ces manières
Je donne dix aux militaires
lon la lon laire

Prairial

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
Prairial

Si prairial pare de lumière
les gais jardins des alentours
Je les préfère pour mes amours
Aux graves salons des notaires.
Tant il est vrai qu'aimer toujours
Dans les bosquets des alentours
Se passe fort bien du velours.

Elsa, Iseult, La Pompadour
Tous ces fruits sombres de l'amour,
Je leur préfère sans détours
La bergère en ses simples atours
Si prairial pare de lumière
mon cœur d'un désir d'amour.

Elsa, Iseult, La Pompadour
je leur préfère la bergère
Qui chante et danse tout le jour
satisfaite de ses amours
Folles jamais et sans mystère
Si prairial pare de lumière
les gais jardins des alentours.

variation 3

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
Coterie

Quand Nivôse dénude l'orme
De ses brocarts de ses velours
Souvenons-nous des Pompadour,
De leurs amours peu conformes
Au soleil brûlant de la Cour.
Dans le jardin du Luxembourg,

Quand Nivôse dénude l'orme
Douleur dans les jardins défaits
Où la rose du cœur est fanée
Et qu'éventails et uniformes
Rentrent dans la conformité
Dans le jardin du Luxembourg,

Quand Nivôse dénude l'orme
Laissons dormir les Pompadour,
Dans leurs brocarts et leurs velours,
Et préférons-leur sans détours
Des bergères les fraîches amours
Dans le jardin du Luxembourg.

variation 2

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
Le bal

S'en est fini des Pompadour

Avec les feuilles de Nivôse,
le vent disperse les amours.
Que sont loin la première rose,
Le premier serment à toujours.

S'en est fini des Pompadour

Mais le manège tournera
Mille et cent tours, et reviendra
Avec prairial l'amour légère
frémir sous les portes cochères.

Des gaies amours de troubadours
Mille et cent tours tournera
le manège de nos amours
Le manège des troubadours.
La grande promesse à toujours.
Dans nos cœurs et dans nos cours.

S'en est fini des Pompadour

Variation 1

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
1
Nivôse

Avec les feuilles de nivôse
Les amours du van se dispersent.
Qu'elle est près la dernière averse!
Qu'elle est loin, la première rose!
la première pour qui l'on ose
pour qui mourir devient plaisir
Avant les feuilles de nivôse!

Est-ce le temps qui est en cause,
Qui marche moins bien qu'il ne cause
Dans le miroir de mes jours?
Avec les feuilles de Nivôse,
Se dispersent au vent les amours!
les belles amours d'un jour.

Amours sérieuses ou amourettes,
Cœur bleu, cœur gris, cœur d'artichaut.
Quand Nivôse courtise les crêtes,
Qu'éros arrondit le dos
L'amour dépose ses fleurettes
Et son stylo, le troubadour
Qui savait tant chanter les roses
Dans les courettes d'alentour.

Poème reconstitué

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
Poème reconstitué

Quand cinq heures sonnent au beffroi
Je vous imagine fumant
Quelque tabac d'outre – océan
Dans un boudoir d'autrefois,

Sur vos genoux un chat persan
Discourtois baillerait parfois
Dans un boudoir d'autrefois
Né du pinceau d'un Rembrandt

A vos pieds quatre roses mortes
D'une amour fanée maintenant
Le temps qui pourtant tout emporte
Qui n'éveille que neiges d'antan

En rien n'altère votre grâce
Dans ce boudoir d'autrefois
Sorti du pinceau d'un Rembrandt.
Quand cinq heures sonnent au beffroi

mélancolia 2

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
Mélancolia 2

Tu m'as ouvert tes bras Peut-être
que c'était trop pour
Mon mal être
j'en ai souffert à m'échapper
A quitter
la cage dorée
A détruire ce qui m'a porté
vers ton présent de confidence
Vers ton quotidien d'inabsence

Je dois me nourrir d'inconstance
Impossible de me soumettre
A ton casse-tête d'amour
A tes labyrinthes de cour
De toi de tout je me démets

Je m'invente d'autres rivages
D'autres navires à dominer
Dans la sueur des temps sauvages
Et je reprends paroles et rites
De ce qui fut notre passé

Chaque miette de toi m'a charmé
J'en veux gommer les maléfices
Les outrances au mur accrochées
Comme les toiles d'un Rubens
Dont on admet mal la beauté

Impossible n'est pas fruit d'amour
Disent les frondaisons du cours
Dans la mouvante alternative
Des plus que présent conjugués
Comme des fruits abandonnés
A la créance du phantasme

Tu as gommé mes paysages
Enclos de mort mes traversées
Abattu l'if de mon bocage
Je sens la morsure de la hache
Sa blessure comme un tache
Sur le dos bleu de mon poème.

Tu doutes même si mes rimes
Parfois comme un vin de cailloux
déboulent saoules sur l'oreiller
Sans se soucier du phare avide
Dont l'aile blonde s'est liée
aux mâtures de ta constance
Laissant son or dévaporée
Saillir l'espace dulcifié.

L'oreiller est fait pour mourir
Après le partage d'amour
disent les ronces de ma cour
En un grand mouvement de bras
A épingler les paons de nuit
De mes nocturnes alluvions
Sur la toile de l'univers!

Aimer qu'est-ce qu'il faut en dire
L'amour exporte ses plaisirs
Dans la brise chère du baiser
Comme des larmes sur la braise
D'un avenir déjà passé
Dont charbonnent les tisons mouillés

L'homme aime le ton des voix basses
Les cargos enchaînés au quai
L'oiseau qui gît la mer qui brasse
Des fureurs de flots dépolis
L'oiseau qui bruit la mer qui casse
Déposée en strates importunes
Sur la peau blanche des énigmes

L'homme aime les coups de griffes
Les coups de pic du vent mauvais
Les coups du sort Les coudées franches
Les coups de dé du hasard

L'esper en flammes ou en flammèches
Dont il souffle parfois la mèche
Sans en bien savoir la raison
Disent en concert les arbres
Qui envahissent ma courée
Mon béguinage d'épicier

Mélancolia 1

Posté le 06.08.2007 par lesableausablier
Mélancolia 1

Dans le boudoir des amours mortes
Il est des femmes prises au piège
De leur émouvante beauté
Qui veulent mourir en été
Dans la touffeur des nuits paisibles
Avant le partir de la grâce
Avant que le calendrier n'efface
Au porte à porte des années
Auprès d'un vieux banc oublié
Dans leur jardin jasmins et roses

Dans le terreau des vies brisées
Il est des serments d'amours vives
Qui dans les lampes de toujours
Brûlent leurs huiles dégriffées
Montrant à qui voudrait venir
Goûter de l'amour l'élixir
La route à suivre sans faillir
Vers les jardins de souvenances
Qui promettent l'eau de jouvence
Dans la vasque figée des fontaines
La belle eau froide du mourir

Dans l'osier sec des années mortes
Auprès de leur miroir brisé
résistent des poupées barbies
Au visage jadis exquis
Qui se souviennent et se cachent
Derrière des masques vénitiens
Pour ne pas qu'Eros les souille
D'un trait un peu trop ajusté
Quand dans l'avril il renfeuille
Au tournant soudain d'une allée
Dans leur jardin jasmins et roses
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