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Nom du blog :
lesableausablier
Description du blog :
Poésie au quotidien . Evidence des poèmes comme des cailloux sur la route de la vie
Catégorie :
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Date de création :
19.04.2006
Dernière mise à jour :
17.08.2008
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Le doute

Le doute

Posté le 18.03.2007 par lesableausablier
Le doute

Je tourne en vain dans mon poème
Je n’imagine plus je t’aime
L’infini a trouvé son dû
Plus rien n’a titre sinon toi
C’est un spectacle reconnu
Un ballet d’oiseaux qui essaime
Je n’imagine plus j’ai froid
J’ai froid de te perdre peut-être

J’ai froid de savoir que je t’aime

Plus rien n’a place sinon toi
Pour combler de chaud ce grand froid
Cette sobre mise en carême
Cette incertaine mise en scène
Que la destinée montre au doigt
Cette vision du point extrême
D’Eros remettant au carquois
La flèche d’or du désarroi
Qui déforme son ombre sur moi

J’ai froid de sentir mon émoi

Je n’imagine rien je t’aime
Comme la guêpe aime le fruit
Comme la vague qui ondoie
Qui se glisse qui se déploie
Aime le vide des pourquoi
De la créature qui se noie
Qui se délie de son naufrage
Comme la douleur crie le cri
Comme la lèvre le blasphème

J’ai froid de me penser maudit

Je tourne en vain dans mon poème
Depuis vraiment trop de semaines
Comptant des journées qui s’égrènent
Le dérisoire enchaînement
La neige perdue des pollens
Qui jamais plus ne se ressèment
Pour combler ce vide de toi
Ces harmonies d’ocarina

J’ai froid de me copier en toi

Accroché à ma haute vergue
Empalé au mât de vigie
Dans cette subtile harmonie
Pour prévenir de l’iceberg
Notre si fragile trirème
Je veille et c’est bonheur suprême
Quand l’écueil montre son gros doigt
Que de veiller ainsi sur toi

J’ai froid Ophélie de ton spectre

Plus rien n’a place sinon toi
Ma sorcière un peu de Salem
Si pudique sous ton diadème
Dans ton palais de chrysanthème
Plus rien n’a place sinon toi
Sinon ta parole de reine
Insoucieuse de mes carêmes dilemmes
Qui s’allument à tes feux grégeois
A tes angoisses de sirène
Qui chante avec la mort au doigt

J’ai froid de te savoir sans moi

Je tourne en vain dans mon poème
Comme l’ours du bois de Vincennes
Ame prendre parfois pour le roi
En te nommant ma châtelaine
Ma tetenue mon cœur ma reine
Ma petite louve aux abois
Quand je te murmure je t’aime
Et que tu réponds » pas tant que moi »
Pour combler de chaud ce grand froid

Alors je brûle tout en toi.



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