Posté le 20.09.2007 par lesableausablier
Machinalement une rose
Sur le rosier que l’arrosoir
Emperla dans l’heure où les choses
En sont quitte avec le devoir
Il avait cueilli une rose
Machinalement sans vouloir.
Il la regarda sans la voir
Ainsi qu’on regarde la vie
Qui défleurit dans le miroir
Où le temps féroce sourit
Machinalement goguenard.
Il me la tendit .Je la pris.
De l’amour elle avait perdu
Ce parfum qui rend tout joli.
Je la jetais vite au rebut
Machinalement fort marrie.
Je vis une ombre s’échapper
Vivement du cœur de la rose.
En ma poitrine soulagée
Je sentis vraiment quelque chose
Machinalement se briser.
smr
Posté le 19.09.2007 par lesableausablier
A l'inventeur de ces délicieux oasis
les pays des Bisoubisous
;-)
Je vis un soir dans le désert,
Une oasis de bon aloi
Je pensais"Tiens, tiens ! Pourquoi pas
Ce serait un clair sanctuaire
Loin de l'hommes et de ses remous
Je posais mon hélicoptère
Au centre de ce sanctuaire.
J'avais découvert ô hasard!
Le pays de Bizhousbizhous.*
J'entrais. Eden paradisiaque !**
ô merveille! ô pays des fleurs
Tout y respirait le bonheur
C'était Noël, suivi de Pâques.
Des fragrances aphrodisiaques
sublimaient l'âme de nos cœurs.
Les muses de la poésie
Y distribuaient des bijoux
Avec des grâces inouïes
Au pays des Bizhoubizhous.
Les loups avec les chats jouaient
Il flottait des airs de vacance
Les faunes sur leurs flageolets
pipeautaint avec élégance.
Les sirops coulaient à plein flot
Des urnes, et sous son tonneau
Bacchus se donnait l'importance
De ceux que l'alcool fait chanter
Mais de ces hymnes conacrés
Au pays des Bizhoubizhous.
On m'accueillit. On me flaira.
"Vous voulez déposer vos vers,
Consultez d'abord ce bréviaire
Chaque gentil nouveau se doit
D'en goûter le divin ragoût
C'est notre loi. Notre gourou
Et quelques nobles dignitaires
Surveillent tout d'un œil** jaloux"
Au pays des Bizhoubiszhous.
Puis vint bientôt le formulaire :
Age, état civil et diplômes..
J'annonçais mon âge et dis :"Plôme"***
Sur un ton assez débonnaire
Craignant déjà qu'un mercenaire
En brandissant un Baudelaire****
Et quelque immense coupe-chou
Ne me rappelle à sa manière
Tu es chez les Bizhoubizhous.
Les cloches sonnaient. On chantait.
Hosannas et alléluias
Fleurissaient la table des rois.
Les hydromels et les nectars
Que des ruches d'or suaient
Etaient du printemps, du caviar
Même la larme était sucrée
Qui de l'œil sacré s'écoulait
Comme la goutte de rosée
Au pays des Bizhoubizhous.
Vint le repas et ses douceurs.
On me présenta un poème.
Je goûtais. " On est en carême",
Pensé-je avec un haut le cœur
Et sans plus aller de l'avant
Je courus vers le mets suivant.
Qu'avais-je osé ? J'en tremble encor.
"Ici on aime rien et tout
Lorsque l'on n'aime pas dehors"
Hurla une voix de stentor
On est chez les bizhoubizhoux.
On ne boude pas le saint chrême,
chacun en reprend et surtout
chacun le vénère et le loue.
On le gave de chers "Je t'aime"
On le convole à deux genoux
On l'applaudit, On s'extasie.
On lui fait des olaolis
Avec des accents de coucous*****
Au pays des bizhoubizhous
Je n'acquiesçais pas assez vite.
La sanction tomba. Couperet
Que connut presque Rabelais
Qui fit qu'on vit sur le bûcher
S'éteindre en s'allumant '"Dolet"******
L'imprimeur qui eut le mérite
De cloner la prose érudite
Qui défend l'âpre liberté*******
De proclamer la vérité
Même chez les Bizoubizhoux.
A la porte le malpoli ,
Le pourfendeur de poésie.
On me bannit. Honte suprême
Que d'en rire encor, là chez moi
Au milieu des livres que j'aime
En mangeant un chou à la crème
Mais en me sentant contrarié
De savoir Orphée********* condamné
A devoir demeurer debout
Au pays des Bizhoubizhous
A votre santé les suprêmes
Verlaine Rimbaud Baudelaire
Queneau Cocteau jarry Birot
Lautréamont raymond Queneau
Villon Rutebeuf et Molière
Levet Musset Tristan Derême
Prévert tardieu et Saint pol roux
Labé La Boétie Laforgue
Dépoussiérez les grandes orgues
Du pays des Bizhouxbizhous.
*Pays imaginaire inventé par un ami qui ressent le même affres que moi-
** Il existe. Si si
***Bof, il fallait une rime e "ome"
**** procès et censure
***** oiseau ou fleur printanière
******Imprimeur Lyonnais brûlé vif pour cause de censure dans les 15..
******* Rimbaud
********* Dieu ou demi dieu premier poète
Posté le 18.09.2007 par lesableausablier
Le pain de Jean de la Lune
Je ne parle pas ici des flatteurs
On en connaît tous les méfaits.
Mon propos à lire est ailleurs
Il faut y regarder de près.
Mais au passage les griffer
Me semble œuvre d'utilité.
Jean de la Lune décida
-Il attendait des invités-
De leur présenter de son pain.
C'était là une noble idée.
Il ne faut rien lui reprocher.
Il se leva très tôt comme le veut l'usage.
Ne l'avait-il pas lu dans ses livres d'images.
Il prépara le sel, l'eau froide, la farine
Enfin tout ce qu'il faut en cette discipline,
Négligea le levain, les proportions, qu'importe !
Il mélangea, touilla, pétrit avec les mains
Il avait vu souvent jadis étant gamin
Le mitron faire ça mains nues dans le pétrin.
Il modela sa miche, oublia de signer
Vraiment Il n'en voyait pas trop l'utilité.
En hâte, Il enfourna, on sonnait à sa porte.
On passe à table. Il sert son pain.
Inégal et compact, pareil à du charbon.
On applaudit déjà. On y met la façon.
On goûte. On se retient de grimacer. On loue
En redemande-t-on ? N'allons pas jusque-là
On s'embarrasse en simagrées de bon aloi.
Cela dura longtemps.
De compliment en compliment
Cela dépassa les hors-d'œuvre
On prononça le mot chef d'œuvre.
Avec les sourires béats
Qu'un convive à son hôte doit.
Un seul toutefois, plissa le front, bouda,
Emis un doute à louanger, tiqua, grogna.
Il refusa de sa tartine les attraits.
Disant même : " cela est franchement raté".
Que n'avait-il dit là. Raté, comment cela ?
Haro sur le baudet. On lui cloua la bouche
On le somma ici de ne pas s'expliquer.
On n'aimait pas les escarmouches.
On le bannit suprême injure
D'une table qu'il n'aimait pas.
Je préfère m'arrêter là
Sinon je vais à l'aventure.
J'en dégagerai deux idées
N'est-il pas trop souvent de poètes
Qui oublient, surtout sur le net
Qu'il faut en premier enfiler
De l'apprenti le tablier
Avant que de devenir maestro
Et s'entendre louanger
Tandis que l'on rit* dans leur dos
Nous n'avons pas les yeux bien clairs sur nos ouvrages
Les autres doivent dire en toute honnêteté
La vérité de ce qu'ils valent à l'usage.
C'est là service attendu d''amitié
Ici peut-être un subjonctif??????
smr
Posté le 17.09.2007 par lesableausablier
Pauvres poètes travaillons
La chenille en peinant sans cesse
Devient le riche papillon (Guillaume Apollinaire)
Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute
(la fontaine)
Il vaut mieux être conseillé que flatté.(smr)
Quelque jour, un quidam, par le hasard poussé
Ou la curiosité qui souvent l'accompagne
Pénétra sans savoir, surprise de campagne
Dans un champ de cucurbitacées.
Jardinier amateur,
il était connaisseur
De ces plants étalant leurs membres à leur gré,
Il consommait souvent de leurs fruits potelés
Que la douceur d'août offre aux repas d'été.
Il voulut voir. Il regarda. Vous eûtes fait de même.
Rien à redire.
Au pire, quoique trop alignés
Du sort commun les plants paraissaient satisfaits
Et leurs fruits, pas plus d'un, de très haute lignée,
Etaient pansus, bien ronds, la côte bien marquée
Le teint jaune et doré,
nuancé à souhait
Sous le regard de l'Oeil dans le ciel accroché
Ils attendaient béats le baiser du frelon
Et de l'abeille la caresse.
Tout était doux, On était chez Sappho.
Le nectar et le miel couraient dans les ruisseaux
Ils étaient nés pour ça et c'était de bon ton,
De ne pas craindre ici les affabulations.
ça semblait justifié, et ça l'était souvent
Ces traits d'admiration
et ces beaux compliments
Tant il est vrai qu'à l'œil, et quelquefois au nez,
Les fruits avaient des aînés la matière.
Ils étaient destinés à la table des dieux
Zeus, Apollon,même Bacchus d'eux
Se faisaient référence,
Arrondissaient leur panse
Chacun le proclamait. Nul ne devait se taire.
Le quidam goûta.
C'est ce qu'il fallait faire !
Certains fruits étaient bons, on en redemandait.
D'autres manquaient de sucre ou de maturité.
Ce n'était très souvent que défaut de jeunesse
Il eut fallu le dire pour les améliorer.
Tout y aurait gagné,
Le quidam le fit. Que n'avait-il- fait là !
Oser ne pas flatter ce qui n'est pas trop droit ?
Hurla de son donjon la sublime prêtresse
Qui veillait saintement sur sa belle kermesse
Dehors le mécréant. Qu'on ne le revoit plus.
On le bannit, on le chassa, et si l'on avait pu
Certes on l'eut pendu au chêne de la loi.
Et lui depuis, riant écrivit cette fable
Dont il garde la clé pour la postérité.
Mais peut-être que les melons
Ont désormais goût de pigeons
Si vous voyez ce que veut dire !
Posté le 17.09.2007 par lesableausablier
Chacune comme peut compense sa joliesse
Mais quand le long des rues sous le soleil complice
Passent ces femmes-là qu’on a aimées jadis,
En nous montent des flux de touchantes tristesses.
Oh c’est vraiment cruel ce temps qui nous rabaisse
A devenir ce que nous devenons : hideux,
Libidineux, bouffons, grotesques, plantureux ;
Terrifiante saison que l’extrême vieillesse.
Le plus terrible étant que l’on est impuissant
A endiguer en nous cette phobie des ans
Et qu’on finit sa vie fuyant les francs miroirs
En pensant chaque jour : Se résigner? peut-être!
Se soumettre? jamais! Garder un frêle espoir
Qu’il n’y a rien là-haut, Que l'on va disparaître.
smr
Posté le 17.09.2007 par lesableausablier
Quand tu découvris ton image
C’était il y très longtemps
Dans une vitrine en flânant
Par la grand rue de ton village
Tu te trouvas jolie. Tu dis
Avec une moue délicieuse
« C’est assez bien, j’en suis heureuse
Je me garde ainsi pour la vie. »
Ce que tu ignorais, enfant,
C’est que la beauté des pucelles
S’éloigne vite à tire d’aile
Avec le printemps finissant.
Quand tu compris que ton image
Se fanerait avant longtemps
Que te quitteraient tes amants
Pour courir à d’autres ouvrages.
Quand tu découvris que la vie
Irrémédiablement flétrit
Même les plus superbes roses,
Que ne disposent gens ni choses
D’aucun moyen pour l’empêcher,
Que tu n’aurais pas gain de cause
En demandant quelque sursis,
Que se fait ce qui est écrit.
Tu ne l’acceptas pas tu dis :
« Je me trouve très bien ainsi.
Il suffit de changer de bord
Je me garde telle en la mort.
Tu as fait ce que tu as dit.
Et tu restes dans nos mémoires
Cette beauté que le miroir
Ne peut plus griffer par ici.
Posté le 17.09.2007 par lesableausablier
Le dentiste et le loup
Un vieux loup redouté de tout son voisinage
Mis à mal par les ans
Et n’ayant plus des dents
Que le souvenir des carnages
Qu’il commettait en d’autres temps
Chez le dentiste vint
Poussé par quelque faim
Pour un appareillage.
Il eut été plus sage
De s’en passer assurément
Et de se résigner à faire
Bon accueil au potage
Et autres mets peu ragoûtant
Qui n’étaient pas de sa manière.
L’homme de l’art saisi jugeant
L’occasion opportune
De vider le sac des rancunes
Accumulées
Contre le mécréant
Haussa le ton, criant
: « Accourez, Accourez séant
Le loup a perdu son mordant. »
Que n’avait-il dit là !
La gent moutonnière en émoi
De ses humbles logis
Où la peur la cloîtrait, sortit.
Ce fut un beau sabbat
De sabots et de têtes cornues.
Chacun crut bon de renchérir
Le loup crut mille fois mourir.
.On passa très prêt du carnage.
S’il évita le cimetière
Ce fut d’extrême justesse
Avecque fort peu de noblesse
Pour un grand seigneur de cet âge.
Au fond de la forêt, cruellement déçu
il s’en alla panser ses plaies
Qui étaient fort sévères.
On ne le revit plus
Amèrement désabusé, L’édenté
Désormais évita nos landes, nos prés
Mais laissons cela de côté.
Ne l'avait-il pas mérité
Et concluons à ma façon
Parmi les dix autres plausibles.
La fontaine l’a dit mieux que moi
Il n’est pas fameux de vieillir
Car hélas on devient la proie
De ceux qui veulent notre empire.
smr
Posté le 25.08.2007 par lesableausablier
(Huile de Pierre Colette)
Les chaussettes rouges au fond
Vous les mettrez quoi que je dise
C’est pour vous une gourmandise
Un clin d’œil de provocation.
Je n’userai pas ma salive
En vaines considérations,
Je sais qu’avec vous tout arrive…
C’est votre côté polisson.
Je vous crois en tout excessive
Pas question de heurter de front
Votre caractère breton
Votre humeur …parfois…incisive.
D’ailleurs je n’ai rien à en dire,
Elles sont très démonstratives
Pour ne pas dire suggestives
Je leur vois un bel avenir.
Après tout de quoi me plaindrais-je ?
Car à votre jambe elles vont
Comme l’automne aux champignons
Comme la neige à la Norvège.
L’abbé de Rimbaud, lui, porta
Jusqu’à ce que mort d’homme suive
Les chers bas de Thimothina
-Preuve d’amour intempestive.
Elles sont d’un vif incarnat
Assez assez vindicatives
Mais la pupille admirative
Des hommes s’en satisfera.
Alors portez-les haut, ces bas
Avec eux vous êtes très belle
Et l’on se battra en duel
Pour le droit de vous dire ça.
Alors portez-les haut, ces bas
Qu’aurait su célébrer Verlaine
En faisant rimer porcelaine
Avec la reine de Sabbat
Car les peintres de Pont Aven
Auraient aimé vous peindre ainsi
Assise comme l’est Marlène
Sur un bloc de granite gris
Alors portez-les haut ces bas
Aussi souvent qu’il vous plaira
Car la jeunesse a tous les droits
Mais ne les portez que pour moi.
Posté le 23.08.2007 par lesableausablier
Je n'écris pas dans la tendance
Il faut savoir que je le sais
Ce n'est pas une discordance
Que ce timide coup d'archet.
Je préfère aux œuvres opaques
Qui en deux vers sont expédiées
Et applaudies par une claque
Dans un barnum à bon marché.
Je préfère à l'obscurité
Dont on dit qu'elle dissimule
Les oeuvres inconnues d'Hercule
Sans jamais nous les exposer.
Je préfère de loin et de près
La limpidité d'une stance
La transparence d'un sonnet
Ou d'un virelai la cadence.
Je préfère à ces fulgurances
Qui voilent au lieu d'éclairer
De Victor Hugo la prestance
D'Edmond Rostand les vers légers.
Devant un crépuscule ils voient
La mort et son inconsistance
Mais au-delà la renaissance
Indispensable pour durer.
Ce n'est pas la beauté qu'ils chantent
Mais ce qu'elle peut apporter
Fragile et douce confidente
Qui de l'hiver fait un été.
Ils disent haut avec clarté
L'amour le malheur la misère
La sueur le sel de la Terre
On sent leur désir de donner.
Le monde entier est leur domaine
Ils tendent les mains à chacun
Pas de brioches mais du pain
Pour tous, non pas pour quelques-uns.
Leur poésie fraîche fontaine
L'amour vient y baigner son cœur
Car ses eaux naissent dans l'éden
Où sont les sources du bonheur.
Rimbaud Baudelaire Verlaine
Ronsard Du Bellay Malherbe
Sont un pré somptueux dont l'herbe
Nourrit la tragédie humaine.
De Villon à Apollinaire
Ils forment la légion sacrée
Celle qui crie –Persévère
Devant l'outil qu'on a jeté.
Ce sont nos phares, leur clarté
Nous montre avec intensité
Sur l'océan la route à suivre
Pour retrouver le bateau ivre.
Alors qu'importe les mouvances
Je les laisse à ces phalanstères
Je garde mon indépendance
Et je bois mon eau dans mon verre.
Je préfère aux œuvres opaques
Qui en deux vers sont expédiées
L'airain de la cloche de Pâques
Tonique de rusticité.
Posté le 22.08.2007 par lesableausablier
Préambule
J'aime le son du corps la nuit entre les draps
Mais vous parler d'amour vraiment je ne sais pas
Lamartine ton lac si sombre je n'y vais
Que pour ses tanches d'or ses bans de poissons chats.
I
Je ne vous parle pas d’amour
Vous en parlez bien mieux que moi
Et tant et tant depuis toujours
Poètes Amants troubadours
Le firent avec tant d’allure
Que j’y ferai piètre figure
Si j’y risquais le petit doigt
Je ne vous parle pas d’amour
Tant d’autres le feront pour moi.
II
Oui je fais patte de velours
M’incline bas devant Ronsard
Plutarque Shakespeare Gainsbourg
Parler des belles Pompadour
Je laisse à d’autres ce caviar
J’en entends déjà les fanfares
Depuis mon modeste faubourg
Je ne vous parle pas d’amour
Tant d’autres le feront pour moi
III
O délices du tintamarre
Quand le cœur s’ouvre dare-dare
A la vue d’une jeune Laure
A la chevelure d’aurore
Au pied si fin si fin si fin
Qu’on sent en soit monter des faims
Juste là où l’homme est humain
Je ne vous parle pas d’amour
Tant d’autres le feront pour moi
IV
Olé Eros Et Cupidon
C’est pour vous toutes ces chansons
Toutes ces compotes d’amants
Ces brames de cerfs en automne
Ces clairs friselis de printemps
Aubades serments à Vérone
Frais bouquets de roses d’antan
Je ne vous parle pas d’amour
Tant d’autres le feront pour moi
Envoi
Poètes amants troubadours
Pochards mouchards clochards vantards
Buvez bougez comme ce doit
Mais ne parlez jamais d’amour
N’y risquez pas le petit doigt
Chacune s’y retrouvera.