Posté le 07.12.2007 par lesableausablier
Parnasse, secteur conception.
Voici l'objet il est fini.
Dans l'ensemble sa ligne est jolie
Je le pense parfois déformable.
A l'usage nous remédierons.
J'ai insisté au fonctionnel.
Il se déplace sur ceci : Cuisses, jambes, pieds.
Non, pas de vraies performances,
Pas nécessaire à mon avis.
Il voit aussi,... mais la matière.
Pas le monde réel de l'esprit.
J'ai verrouillé tout le système
Pas question de le voir ici
Rôder pendant son sommeil.
Pour les sons; l'oreille y suffit.
Inesthétique J'en conviens
Mais on n'a pas su trouver mieux.
Ceci ? Les mains –paume, doigts, ongles
J'en suis vraiment très satisfaits
Outils pratiquement parfaits !
Dangereux certes. A surveiller.
J'appréhende la préhension
Elle aurait des effets pervers.
Là, le visage. Tous différents;
Il faudra bien les reconnaître;
Ce trou ? La bouche- langue et dents
Au fond, les cordes vocales
Pour communiquer par les bruits.
Juste un petit raffinement
Pour appâter la clientèle.
Un plus, mais peu bruyant.
Il mange il boit il respire
Il fabrique son énergie
Se reproduire ? Oui, bien sûr !
J'ai confié ça à la nature
Elle en a un grand savoir faire.
Voici l'objet de vos désirs.
Il peut être commercialisé.
Juste un détail avant l'usine.
Combien de Mégas lui donner.
Doit-il avoir le pouvoir
De penser de juger d'ordonner
D'émettre parfois quelque idée
Faut-il qu'il ait des sentiments
Et le pouvoir de créer ?
C'est à vous de le décider.
Et je fais tourner les machines.
Posté le 07.12.2007 par lesableausablier
OH d' AU PIED par Serge.
En contemplant par gourmandise
Des petits rats les blancs chaussons
ô friandises! Mignons mignons
Pour des Adam un rien fripons
M'est venue l'idée d'voyager
Côté du ciel étage sept
Pour aller par là prendr' mon pied
A pentecôt' jour travaillé.
Sans me sentir au pied du mur
Si je peux d' la locomotion
Choisir démocratiqu'min
L'moyen d'changer de paysage
Les pieds l' cheval la voiture
Sans m'casser les pieds plus longtemps
J'éviterai l'automobile
Et ses concerts de klaxons
On tâte longtemps du bouchon
Bouchon ou conduir' faut choisir!
au volant de sa mécanique
Conduire ce n'est plus une fête
Radars sur la nationale sept
Pour remplir de l'état l' bidon
Sans en palper un gorgeton
Attention' à l'acoolotest
Si j'ai le choix pour voyager
J'abandonne aussi la bourrique
C'est sympa mais le picotin
N'court pas les rues à notr' époque
Pour flâner au coeur d'la nature
En effeuillant les p'tits sentiers
Les petits sentiers polissons
J'abandonne aussi la bourrique
C'est à pied que je le ferai
Ce grand voyage dans l'illusion
Les orteils dans des chaussons
Les pieds heureux dans des chaussettes
Tricotées en fils de moutons
Par les grand'mères à l'ancienne
Qui poussent l'aiguille sereine
Du côté du pont d'Avignon
Pédibus jambis en pépère
Tant pis si j'arrive à Sète
Trop tard pour les célèbres joutes
Je préfère qu'il ne m'en coûte
Rien d'autre et c'est un rien chouette
Que la lenteur délicieuse
D'aller en prenant mon pied
Loin du mazout d'la national' sept
En faisant signe aux hirondelles
Sans voir plus loin que mon pied
Quarante trois pointure honnête
En contemplant par gourmandise
Des petits rats les blancs chaussons
ô friandises! Mignons mignons
Pour des adams un rien fripons
M'est venue l'idée d'voyager
Pour ne plus vous casser les pieds
Je me retire en ma campagne
Petits chaussons et grand champagne
Chut! chut! Sur la pointe des pieds
Pédibus jambis pour m'marier
Avec la dive bouteille
Sans me faire tirer l'oreille
par quelque uniforme assoiffé
D'amendes amères et de PV
Alors vive le pied le beau pied
Le pied au pied de son périple
Le pied qui sonne du cor
Au fond des chaussures le soir
Le pied qui se cass' sans gémir
Là, j'arrête je suis mis à pied
Depuis longtemps par les lecteurs
;-)
Posté le 07.12.2007 par lesableausablier
**
Je ne date pas mes poèmes
A quoi bon ! Ils n’existent pas.
Ils ne sont que graines qu’on sème
Que moineaux sur un bord de toit.
Je ne date pas mes amours
A quoi bon ! Elles existent tant
Que tous les coqs d’alentour
Les racontent à tout bout de champ.
Aux bergères confuses d’ouïr
Mais avec un peu de plaisir
Ce qu’offre l’amour sans faillir
**
Posté le 07.12.2007 par lesableausablier
Avoir le temps
L’homme a des horloges et des montres,
Des cadrans solaires à tout vat,
Mais le temps, lui, il ne l’a pas
Pour courir le contre la montre.
De son existence aux abois
Le temps, il ne l’a jamais eu.
Il va de la vie à la mort,
D’ouest en est, du sud au nord,
Oiseau saisonnier s’il en fut.
Si la Vie lui dit : « Prends ton temps »,
Il se fâche et court de plus belle ;
Il se défile à tire d’ailes
Entouré de ses faux semblants
.
Et désignant ses sabliers,
Ses clepsydres, ses panneaux horaires
Ses pendules, ses gnomons lunaires,
Il rugit : « Je n’ai pas le temps ».
L’homme a des horloges et des montres
Des cadrans solaires à tout vat,
Mais le temps, lui, il ne l’a pas
Pour courir le contre la montre
De son existence aux abois
Posté le 07.12.2007 par lesableausablier
Onze novembre.
Quelle connerie la guerre
J.Prévert
Moi la guerre que que je préfère
C'est la guerre de 14/18
G.brassens
Aujourd'hui, c'est leur jour de gloire
Le coq gaulois va chanter
On va sortir de leurs armoires
Les étendards de sang tachées.
Au peuple, il faut de ces miroirs
Pour que passe mieux le pain sec
Et que se taisent les blancs-becs
Accoudés[i] au zinc gras des bars.
Aujourd'hui, c'est leur jour de gloire:
Quatorz' dix-huit, ils y étaient
Ils en connaissent les déboires.
Héroïsmes et loyautés.
Le nec plus ultra de l'histoire
Ils l'ont vécu et l'ont gardé.
Que de crimes, que d'erreurs, Victoire
En ton nom un peuple commet !
Aujourd'hui, c'est leur jour de gloire;
Ils n'ont plus de sang pour pleurer.
Ils ont tout dit sur les César
Qui donnaient l'ordre d'attaquer
D'aller inutilement voir
Les gueules cassées des barbares
Qui mouraient aussi sans savoir
Si Dieu était de leur côté.
Aujourd'hui, c'est leur jour de gloire;
Les médailles sont astiquées.
A l'invitation des fanfares
Mars a coupé quelques lauriers.
Les petits ersatz du pouvoir
Vont discourir et décorer
Cela peut servir l'isoloir
Cela fait partie du métier.
Aujourd'hui, c'est leur jour de gloire,
-Marseillaises et Madelon-
Le jour terrible de mémoire,
Celui des copains morts au front,
Celui des fiancées, des veuves
Dont les larmes encor abreuvent
Les longues nuits sans compagnons.
Politiciens, politicards
Qui va leur demander pardon ?
Aujourd'hui, c'est leur jour de gloire.
Ils sont là, Rhin gauche et Rhin droit
Debout dans le vent de l'histoire
Espérant son mea culpa.
Voulez-vous que le dernier meure
Honteux d'avoir vécu autant
Sans recevoir avec honneur
Ce Pardon que la France attend.
Aujourd'hui, c'est leur jour de gloire.
Eux qui n'eurent pour Panthéon
Que le sol rouge de l'histoire
Et les drapeaux de la nation
Eux qui partirent en chanson
Pour mourir au son des canons
Politiciens, politicards
Qui de vous leur dira : "Pardon" ?
Aujourd'hui c'est leur jour de gloire
La France donne du clairon
Pour que l'on conserve à raison
En mémoire toutes ces tueries
Que le dernier d' quatorz' dix-huit
Apporte à ses copains là-bas
L' regret des Grands et l'document
Mettant la guerre hors la loi.
Soixante-dix, quatorz' dix-huit
Trente neuf quarante, guerre d'Algérie :
C'est trop de sang dans les guérites
Trop de veuves trop de morts gratuites
Gouvernement ou parlement
Qui va leur donner l'assurance
Que plus jamais la douce France
N'assassinera ses enfants.
Que la mort sera hors la loi
Posté le 07.12.2007 par lesableausablier
Monorimes
O poésie toi qui te fous
De mes hiboux et de mes poux
Comme du ragoût des pioupious
J'ai trop usé sur les cailloux
De tes chemins sans garde-fous
Mes godillots de gabelou
.
J'ai trop déchiré mes genoux
A ramper comme tes toutous
Vers des sommets sans manitous
Pour y perdre tous mes atouts
A jouer à tes pique tout
M'y ruinant jusqu'au dernier sou.
J'ai trop soufflé dans mon biniou
Pour charmer tes kermesses d'août
A célébrer dans tes Padoues
De pathétiques marabouts
Priant debout dans la gadoue
En ne goinfrant que soupe aux choux.
J'étais fait pour les cieux vert chou
J'aimais l'odeur du caoutchouc
Je lisais des romans mandchous
Dans ma cabane de bambous
Mais poésie avec tes loups
Vous m'avez mis dessus dessous.
Toi qui étais mon temple indou
Dans les tempêtes, mon igloo
Voici que tu me mets au clou
Annulant tous nos rendez-vous
Soit! Reprends ton passe-partout.
Adieu! Mais point d'arrière goût
Mon chat me conseille: miaou
Et mon hibou murmure: hou hou!
Dans l'arbre l'oiseau crie : coucou
Tous me disent How do you do
Cela est bon cela est doux!
Adieu perfide, je t'avoue
Qu'aux vertiges de tes Canigou
A tes illusoires Picsous
A tes cinémas aigre-doux
Je préfère les piques du houx
Ce sera sûr, moins casse-cou.
Cruelle pas un seul bisou!
Adieu, je pars pour Châteauroux
Vers ces espaces où l'on s'enroue
A hurler comme un loup garou
Quand la pleine lune dénoue
Sa corde et nous la passe au cou.
Cruelle, adieu! Sur mon deux roues
Je m'enfuis. Garde mes joujoux
Je me sens vierge tout d'un coup
Comme un labrador je m'ébroue
Et je remonte mon coucou
Sculpté à Ouagadougou.
Adieu, j'ai le feu vert aux joues.
Ma croix de bois, je te la loue.
On m'attend pour un barbecue.
Mais tout de même"I love you."
Serge, ravi de son jeu de fou
Qui vous fait un très grand HouHou
De son pays d'azur où
Le soleil est couleur cachou
Dans un ciel teinté acajou.
Posté le 07.12.2007 par lesableausablier
Le moine poète
(Fantaisie à ne pas prendre au sérieux)
I
Que m'importent les Niagara
Les Nil aux monuments païens
Les pays du matin serein
Les eaux bleues du Titicaca.
Ils ont de louables mérites
Ils sont radieux certainement
Mais j'affectionne ce couvent
Où la grâce de Dieu se mérite.
J'y voyage souvent en moi-même.
De calmes fleuves saintement
Me transportent honorablement
Vers ma destination suprême.
II
Dans son jardin modestement
Le rossignol chaque matin
Me charme de dévots refrains
Selon son humeur du moment.
Avec le nuage je vais
Au fond du ciel où prient les anges
Le vent m'apporte les louanges
Des vergers aux parfums fruités.
Dans son cloître obscur à souhait
Ma mythologie est celée
Je sais les mots pour la flatter
Elle flamboie dans son mystère.
III
Dans son recueillement gothique
Une muse quelquefois vient
Me prendre chastement la main
Pour me pousser à l'authentique.
Je la suis au lieu archaïque
Changeant comme l'aube légère
Au gré des heures la lumière
De ma rosace poétique.
Là, je prie. Je célèbre Dieu
Mais pas de psaumes, pas de versets,
Assis sur un simple prie-dieu
Je rédige de pieux sonnets.
IV
Cependant, et je m'en confesse
Humblement au père supérieur,
(Pardon à toi, fils des douleurs)
Il m'arrive au cours d'une messe
D'avoir l'inspiration friponne,
De revoir trop bien le minois
Entrevu à la saint Eloi
D'une fraîche et gracieuse nonne.
Pardon, dieu en trois personnes
Si je veux parfois être deux,
C'est du démon luxurieux
L'infâme l'horrible tentation.
Je vois…je vois… je ne vois rien !
Je repousse la révélation
Vade retro c'est mon credo
J'en appelle à tous nos bons saints;
Je me flagelle et me promets
De ne plus jamais succomber.
A l'attirance de la chair
Vade retro Lucifer!
V
Que m'importent les Niagara
Les Nil aux monuments païens
Les pays du matin serein
Les miroirs du Titicaca.
Car j'affectionne ce couvent
De calmes fleuves saintement
M'y transportent honorablement
Vers ma destination suprême.
Posté le 23.11.2007 par lesableausablier
Point d'indignation (i)
ô poètes graves pardon:
Poétiser n'est pas jouer
pas plus que vivre ou mourir
mais souvent je choisis le rire
De peur de trop en pleurer
Avec l'accent aigu du rire
Ponctué de pesants soupirs,
Quand tu m'interromps sans façon
Avant la table des matières
Pour me demander l'air futé
Par une virgule légère
"Pourquoi fait-on l'amour au fond ?"
Je suis tout décontenancé
Comme un point d'interrogation…
Je soupire et pouffe de rire;
Mais je ris jaune en vérité
Car je pense en bon artisan
Avec un point d'indignation
Que tu choisis mal ton moment
Et je me remets à l'ouvrage
Lisant mes notes et mes brouillons
Sans aucun point d'exclamation.
On devient posé avec l'âge…
"Cela n'était en parenthèses
Au milieu de la collation
Qu'une courte récréation,
Un point virgule de bon ton.
Il faut que souffle Cupidon
Dans les guillemets du sillon
Car poser tenons et mortaises
Lui demande un effort profond"
Murmures-tu, prenant tes aises.
Puis tu conclus dans un baiser :
"Maintenant point de suspension.
Croquons la pomme à la française.
Favorisons le trait d'union.
Je te promets : plus d'apostrophe.
Hue au tréma ! Dia au coma !
De point en point plus d'aparté
Sus sus à la tour Malakoff
En avant les etcetera.
Avec l'accent grave du doute,
Je monte à l'assaut des redoutes
Une à une je les fais tomber
Comme en quatorze les tranchées.
Quand l'âme est blanche sous le drap
Que tout préside au statu-quo !
Qu'on affiche un s' corps ex-equo
Tu bougonnes de toi à toi :
"Maintenant je n'ai plus de doute
Je sais pourquoi on fait cela.
Posté le 23.11.2007 par lesableausablier
Art poétique à deux voix
De la musique avant toute chose...
Paul Verlaine
La muse parle
A l'heure des dianes milit' R
Quand la nuit étend son su 'R
Sur les myst' R des cimetiè' R
Poète à la plume éphém' R
Prends ton violon de fonctionn' R
Et célèbre en v' R cet ét' R
Où roulent les astres lun' R
Leur solitude délét' R.
Dépeins la vie de nos chaumi' R
Notre quotidien ordin'R
Sois le porte-voix des dou' R
Le Géraldy des secrét' R
La chatte Mur de nos goutti' R
Sois le cerf qui dans la clairi' R
Laboure des biches la ch' R
Avec des brames de not' R
Décris ta vision planét'R
L'arôme fait du camemb'R
Le rond halo du réverb'R
Les caves sombres reliqu' R
Où dans ses tombeaux v'R de v' R
Mûrit le sang bleu de la T' R
Glorifie nos pâtées guerri' R
Et le ventre ronds des soupi' R.
Imite Dante copie volt' R
Ordonne conseille sugg' R
Sois tout à la fois le trouv' R
Et le chantre de l'univ' R
Navigue sur les traces d'Hom' R
Crucifie-toi sur ce calv' R
Que deux mille années de poussi' R
N'ont pas réussi à f' R t' R
Clyst' R à l'homo nécess' R
Conci' Rge de nos ossu' R
S'Rmonne du haut de ta ch' R
Nos prétendus rois Dagob' R
Montre–nous la gaie primev' R
Le brin de muguet salut' R
Coups de clairon de fin d'hiv' R
Coups de pipeau de fin d'enf'' R
Le poète répond
Holà Muse mon ordin' R
Aspire à d''autres sanctu' R
Poétiser la belle aff'' R!
Je ne suis pas un m'r cen' R
Moi les vacations littér' R
Je les laisse aux apothic' R
Aux petits rêveurs impub' R
Qui barbotent dans les syllab' R
Hom' R Ovide Baudel' R
Que sont-ils aujourd'hui ? Poussi' R!
Et quoiqu'on en dise la ch' R
N'est pas si triste, ni la bi' R…
L'une et l'autre sont de doux enf'' R
qui valent bien celui des v' R.
Alors, aux humeurs pamphlét' R,
Aux tracasseries Littér' R,
Je le dis très haut et très cl' R,
Je préf' R m'envoyer en l' R
Avec les nonnes du monast' R,
Avec les fill' d'la boulang' R.
Qu'elles aient ou pas gueul' d'atmosph' R,
Entre elles et moi, pas d'honor' R
Quoique les langues de vip' R
Sur les toits disent le contr' R.
A l'heure des dianes milit' R
Poétiser! la belle aff'' R!
Je refuse ce minist' R
On est si bien dans les bras cl' R
D'une bergère Lonla lon l' R
En tenant d'une main un v' R
Et de l'autre le vieux brévi' R
Qui dit toutes les mani' R
de chevaucher par l'univ' R
Les cavales aux longues crini' R!
Qui sont le paradis sur t' R
A l'heure des dianes milit' R.
Lon la lon l' R
Posté le 11.11.2007 par lesableausablier
J'ai perdu mon temps
J'ai perdu mon temps à vous lire
Poètes qui contez si bien
De nos amours les faux refrains
Avec des soupirs de satyre
Des gémissements de catin
J'ai perdu mon temps à vous lire
Poètes qui dîtes sans fin
Ce qu'attend de vous au matin
L'amoureuse au lit qui soupire
Fenêtre entr'ouverte sur rien
J'ai perdu mon temps à vous lire
A me poser bien des questions
Sur vos réelles intentions
De perroquets ou d'oiseaux lyres
Becquetant la compromission
J'ai perdu mon temps à vous lire
Quand il fallait vivre bon train
Labourer fouiller à tous crins
Dans le terreau de l'avenir
Pour ensemencer le destin
J'ai perdu mon temps à vous lire
Pour détailler sans trop d'entrain
Ce que va vivre au quotidien
En se faisant tirer l'oreille
La ville grasse qui s'éveille
J'ai perdu mon temps à vous lire
Aujourd'hui je vous trouve vains
Vous devriez passer la main
Briser et jeter cette lyre
Vous reconvertir dans l'humain
J'ai perdu mon temps à vous lire
Avec amour Dieu m'est témoin
Vos propos berçaient mes matins
J'ai cru longtemps qu'à vous bénir
Je préparais de bons regains
J'ai perdu mon temps à vous lire
L'hiver blanchit devant mon huis
Je crois que ma chandelle est morte
Qu'il est grand temps de vous maudire
Pour nous avoir trompés si bien
J'ai perdu mon temps à vous lire
Rien de vous ne m'est plus sacré
Vous n'êtes qu"écran de fumée
Tout simplement désabusé
Je vous écarte de ma vie
A tout jamais