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j'adorehttp://ou lala.centerblog. net...
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Par Politiquement+Déga, le 24.10.2009

vous pouvez. je l'ai trouvée sur le net. bonne journée....
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Par smr, le 22.10.2009

j'adore cet image puije vous la prendre ? votre blog est forminable trés bonne continuation =d trés bonne soi...
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chouky te souhaite un bon dimanche ...... .. , . - . - , _ , ......... ) ` - . .> ' `( ........ / . . . ...
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Par Anonyme, le 18.10.2009

bonsoir sablier;.. tooujours un plaisir de te lire... mais ne t'inquiete pas pour la planete, il y a eut deja ...
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Date de création : 19.04.2006
Dernière mise à jour : 07.11.2009
1911 articles


Simple poème

Publié le 07/11/2009 à 06:35 par lesableausablier

Simple poème

 

Sur les lèvres du temps

Les gels d‘hiver effacent

La flamme du baiser.

 

Amour est mort

 

Sur le chemins aboient les chiens

Mordant la cendre de l‘hiver

 

La caravane passe

L‘eau du puits est figée

La neige vient dissimuler

Les cicatrices de l‘automne

 

Les bois ont perdu leur couronne

La forêt jette des poignées

D‘oiseaux inquiets

Vers des contrées

Aux sèves bouillonnantes

 

Un roman tombe des doigts inattentifs

 

Sur les lèvres du temps

Les gels amoncelés

Cachent les fautes des amants

 

Ta main est chaude et douce

Un printemps s’annonce tout neuf

Des mille ciels vertigineux.



Poème III

Publié le 07/11/2009 à 06:35 par lesableausablier
Poème III

Poème III

 

Vendredi 13

 

Les rosaces endimanchées

Par les chérubins des école,

Des notre dame de papier

Déchiffrent haut leurs paraboles

Odeurs d’ails ce vendredi 13

Un vampire en manque de sang

Tressaute sur un feu de braise

Délices des jeanne à Rouen

 

 

Un parfum noir aux dents de loup

Glace le cœur d’amants jaloux

Un arbre secoue sa perruque

L’orage a tout vat traque et truque

Dans les mains noires des curés

Des cathédrales de papier

Broutent des pater des ave

Avec des grâces convoitées

 

 

Un juron de nuage crache

Des postillons de feuilles d’or

Sur des pâturages pistache

Fesses serrées sur leurs trésors

Des notre dame de papier

Brûlent dans l’air incandescent

D’une saison lente à mourir

De cet immense éclat de rire.

le mur

Publié le 07/11/2009 à 05:45 par lesableausablier
le mur

Le mur

 

Les englués les engluant

Les malmenés les malmenant

Les foudroyés les foudroyant

Les séparés les séparant

Qu’en reste-t-il passés vingt ans?

Les fusillés les fusillant

Les torturés les torturant

Les dévorés les dévorant

Les humiliés les humiliants

Qu’en reste-t-il passés vingt ans?

 

Même pas d’un fouet claquement

Même pas d’un fusil la haine

Ni d’un orphelin nu la peine

Sur la chaussée vierge du sang

Des terrassés des terrassant !

 

Le monde va efface et gomme

Tout ce qui semble inacceptable

L’empreinte du pas sur le sable

L’ombre des murs au fil des ans

L’écho des cris dans les arènes

 

Le monde va grimace et cache

Toute la lie de ses ciboires

C’est bien cela qui interpelle

De mur en mur l’entendement

Ce continuel enfantement

De sacrifiés de sacrifiant.

Ballade des cuisines rustiques

Publié le 05/11/2009 à 11:45 par lesableausablier
Ballade des cuisines rustiques

Ballade des cuisines rustiques

 

Pour des liturgies de mets fins

L’assiettée devient mendigote

Mais où sont les potées boulotes

Portant bien leurs beaux embonpoints

Nos grands-mères ne savaient point

Cuisiner les fâcheux regains

Mais enrobaient leurs gibelottes

Pour qu’Adam boulotte à son train.

 

 

Sonnez trompettes et buccins

Sonnez à vous péter la glotte

Ferraillez dur vos camelotes

Cornegidouillez vos tocsins

Proclamez au mieux nos besoins

Car s‘en est trop de labourer

De chipoter et de saucer

Pour ne boulotter que fretin

 

 Sonnez clair vantez aux coussins

Le confort des rondes cocottes

Que la flamme active culotte

Au soupçon d’un moindre parfum

Dîtes qu’on va laisser au sein

Ces pâtées par trop maigriottes

Tudieu il est dû qu’on grignote

Pour qu’Adam boulotte à son train.

 

 

Princesses de nos échalotes

N’hésitez plus salez poivrez

Mettez le gras en gibelotte

Pour qu’Adam boulotte à son train.

Essai

Publié le 03/11/2009 à 13:50 par lesableausablier
Essai

(essai)

 

Vraiment je m'étais pris la tête

 

 

Vraiment, je m’étais pris la tête

Pour cette fichue poésie.

Je l’imaginais verdelette,

Sautant, dansant comme un cabri.

?€€

Mais ce n’est qu’une femmelette

Qui est sortie de mon esprit;

Pâlotte, l’œil brun, maigrelette

Tordue comme un mauvais souci.

?€€

Dans les bois jolis du pays,

Elle va, pauvrette transie

Les garnements qui sont sévères

 

La harcèlent à leur manière

Se riant de ses vers d’un sou

Puis s’enfuient en criant au loup.

 

Vraiment je m’étais pris la tête.

 

Aube décadente

Publié le 03/11/2009 à 13:50 par lesableausablier

Aube décadente

 

Vers des lointains voilés de brume

Au creux de vallons imprécis

D’entre les champs gorgés de pluie

Des toits d’ardoise grise fument.

Les feuilles d’un saule une à une

Recouvrent les gazons moroses

Quatre cygnes noirs se reposent

Sur le lac blême où meurt la lune.

Tel un musicien virtuose

Au jaquemart du vieux pays

Le temps martèle son ennui

Narcisse interpelle nivôse.

De maigres squelettes jacassent

Et rient de se voir ainsi mis.

Toussaint à son oubli conduit

D’octobre la triste carcasse

Et des cortèges consternants

Qui voudraient revoir à la brune

De leur faux amours les fortunes

Émergent d‘horribles néants.

L’astre du matin se surprend

A poser sa tête pensive

Avec des contraintes lascives

Sur le tombeau d’un mort vivant

Des défunts qui n’ont plus de nom.

Polichinelles du destin

Sortis soudainement de rien

Surgissent de vagues tréfonds

Et viennent demander justice

Avec de faux ricanements

A la Mort en cape de sang

Dont cette nuit fit les délices.

Vers des lointains voilés de brume

Au creux de vallons imprécis

Les cimetières s’assoupissent

Sans vouloir d’hommage posthume.

Page d'album

Publié le 03/11/2009 à 13:50 par lesableausablier

Page d’album

 

Quand Mai dans les bois se réveille

Que la colline dans ses vignes

Au printemps adresse des signes

Attendant de lui des merveilles.

Dans les sentiers couverts de neige

Avec ses amis de toujours

Cupidon vient faire sa cour

A la campagne et que n’ai-je

Pour te charmer ô douce amie

plus que des mots plus que des rimes

Dans ces moments que tu sublimes

Par le seul fait d’avoir souri

Il est comme ça des matins...

Publié le 02/11/2009 à 08:43 par lesableausablier
Il est comme ça des matins...

Il est des matins comme ça

 

(Jour des morts 2009, il pleut.)

 

Il est des matins comme ça

Alors laissons les mots filer

Comme un torrent dans la pierraille

Contentons-nous vaille que vaille

D’observer notre âme ramper

Comme un serpent dans la tripaille

 

Il est comme ça des matins

A se sentir peu concerné

Par la pluie qui tape à la vitre

Par le soleil sous un volet

Par une météo frigide

par un vent au nez enrhumé.

 

Il est comme ça des matins

Où même la vie ordinaire

Flotte beaucoup dans son suaire

Et nous voulons jeter la pierre

Aux contraignantes traditions

Jeter dehors le convenu

 

Il est comme ça des matins

A laisser la fournée mal cuire

A laisser s’aigrir le vin sûr

A abandonner sur le seuil

Au jeûne mortel des saisons

Le grand tapage au quotidien

 

 Il est comme ça des matins

A se sentir loin de ce monde

Loin de ces agitations congrues

A ne supporter rien de rien

De ce simili saint Frusquin

Qui endigue notre aventure.

 

Il est comme ça des matin

Où l’on voudrait ne fouiller plus

Dans ces noirs gisements de mots

Pour traquer ces rimes absurdes

Que le temps met sur le tombeau

Des stériles littératures.

 

Il est comme ça des matins

A vouloir décrocher la lune

A vouloir aller dans l'ailleurs

Histoire de voir si quelqu’un

Viendra remettre en droit chemin

Le temps qu’on traite d'imposteur.

 

Il est comme ça des matins

De néant et de solitude

Où la nature est importune

Où la vie pour un moindre rien

Ne veut plus nous tenir la plume

Pour signaler d’autres fortunes

 

Il est comme ça des matins

Où l'amour nous jette à la tête

Les vaisselles du lendemain

Les images des temps si proches

Des confusions et des reproches

Qui blessent l'esprit et le cœur.

 

Alors laissons les mots filer  

Comme un torrent dans la pierraille  

Contentons-nous vaille que vaille  

D’écouter notre âme chanter  

Les merveilles de ces douceurs  

Qui ce matin offrent leurs clés  

 

Et puis passons à autre chose

Il faut bien sa croûte gagner.

Alors laissons les mots sécher

Dans le ventre de l’encrier..

Devenir vieux

Publié le 01/11/2009 à 11:22 par lesableausablier
Devenir vieux

Devenir vieux II

 

 

Devenir vieux c’est être sage

Oublier les livres d’images

Et l’espoir d’être enfin heureux

Même si peu même si peu.

 

 

Devenir vieux c’est tout laisser

La plume l’encre l’encrier

Même les mots qu’on dégustait

N’ont plus d’attraits n’ont plus d’attraits

 

 

Devenir vieux c’est vous quitter

Chemins qui en nous serpentiez

Avec vos faons avec vos loups

Et vos courroux et vous courroux

 

 

Devenir vieux c’est découvrir

Fatalement que l’avenir

Aux vieux ne peut appartenir

Et c’est cela qui fait vieillir

Devenir vieux!

Toussaint

Publié le 01/11/2009 à 07:25 par lesableausablier
Toussaint

Toussaint.

 

Ne bousculons pas nos horaires

Laissons tourner l’astre solaire

Restons pensifs en nos foyers

N’influençons pas la journée.

Les défunts souvent n’ont que faire

De nos hypocrites prières

?€€

Elle appartient aux disparus

Laissons-les dans les avenues

Des nécropoles éternelles

Prier dans les vieilles chapelles

Les défunts souvent n’ont que faire

De nos hypocrites prières

?€€

Ne bousculons pas nos horaires

Tissons plutôt notre suaire.

Et sur les tombeaux oubliés

Jetons du silence à poignées

Les défunts souvent n’ont que faire

De nos hypocrites prières.

 

Ne bousculons pas nos horaires

.



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